Mots, notes, infos et autres sagaies
Je viens de remettre, aux Editions de Gascogne, un texte consacré à l'étape du Tour de France, Orthez-Aubisque. Le texte a pour titre Chicken, surnom de Michaël Rasmussen. Chicken sortira en octobre.
Je termine la correction des épreuves de mon Dictionnaire amoureux du Tour de France ( Editions Plon). Il sera en librairie le 4 juin prochain
Salut: mon duel avec Doc Gynéco sur www.surlering.com
Au mois de mars 2007, je publie, chez Plon/Jeunesse, un roman pour les ados.
Champion, Défense et illustration de Lance Armstrong, sera en librairie le 1er juin prochain. Sur la couverture blanche, outre la photo, cette phrase de Lance: " Je ne roule pas pour le plaisir, je roule pour la douleur."
Le manuscrit de Champion, célébration de Lance Armstrong, est chez mon éditeur(Plon). Le livre paraîtra en avril 2006. Je l'ai écrit avec un saxophone, de la salive et une batterie.
Le manuscrit de Mon seul chanteur de blues est chez mon éditeur(De la Martinière)Rendez-vous en librairie le 4 mars 2005. Vous qui dansiez sur lui, vous danserez sur moi.
Pendant que l'Amérique "gagne", moi qui n'ai rien à perdre et tout à égarer, je relis Lumière Noire d'André Breton.
Je ne suis pas un arbre, mais un cerf. Mes racines appelées bois sont fixées à mon front et filent vers le ciel. Chaque pierre, chaque nuage, et tous les becs d'oiseaux m'appartiennent. Je suis un arbrorigène.
Amis de Ring, je vous donne rendez-vous, le 26 novembre, sur France Inter, dans l'émission Pollen de Jean-Louis Foulquier. A son micro je vous parlerai de l'album posthume de Claude Nougaro, La Note bleue. Nous l'écouterons ensemble. Un mot de Claude pour vous: Comme un musicien attend/ Face au fin fond, fin fond des cieux/Face au désert de son chant/La Blue Note, la note bleue...
Christian Laborde est artificier, possédé, fou à lier. C'est imprescriptible, il est écrivain, sur les falaises de l'art plaqué, c'est son métier. Croyez-moi sur parole, je suis Général de son armée. Christian Laborde a un grain. Un grain de sable qui n'en finit pas de repousser la mer. Lisez Soror, chut, Lisez Soror, baignez-vous, prenez la vague, respirez l'oxygène contaminé, hamac depuis la plage de Pinarellu, et puis. Imaginez la vue.
David Kersan
Cette époque n'est pas la mienne. Ne pouvant vivre avec elle, je meurs seul, à côté, loin des trains, sur une paillasse de mots moisis et de syllabes inouïes
La droite grabataire vénère Sarképi. La droite agenouillée loue Sarkoculte. La droite fiduciaire préfère Sarkofisc.
Ils ont tué Cannelle : je suis oursphelin
2 novembre"Toute la rédaction mobilisée le 2 novembre" non pour les morts, non plus pour les vivants, mais pour deux crétins également kaki, sans envergure, non sans pouvoir.
Nuque
De mes dents
j'ai marqué ta nuque
la neige avait bon goût
les astres avaient donné rendez-vous
aux fontaines
à la rosée
et les biches à leur propre buée
Lola tire sur sa « nuit grave »
en regardant passer les avions
fines ailes
blanche étrave
Lola s'envole et vogue
tandis qu'en elle
croît
le cancer du poumon
Mots, vélo : je m'enfuis.

Une émission de TV s'appelle, s'appelait Bas les masques. Moi, je dis : haut les masques ! Maquillons-nous, mentons, changeons sans cesse de visage et de rouge à lèvres que la mort ne nous reconnaisse pas !
Ecrire, c'est entrer dans la langue comme Christian Califano, pilier du XV de France, entre dans la bidoche anglaise.
« Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïen... »
Connaître, en patois biblique, signifie posséder. La devise delphique « Connais-toi, toi-même ! » serait-elle une invitation à se masturber sous les tilleuls ?
Jean-Edern Hallier. Je l'aimais beaucoup, cet homme qui n'aimait que lui.
« Il y a deux genres, le pamphlet et le poème ». Tristan Tzara.
Notre époque n'aime ni l'un ni l'autre.
Eric Cantona aura eu la France sur le dos et l'Angleterre à ses pieds.
Quelle France n'aimait pas Canto ? La France d'Aimé Jacquet, la France du mérite, la France mesurée.
Le pays de Cantona a le visage de ses idoles : Jim Morrison, Arthur Rimbaud, Marlon Brando, Mickey Rourke et Léo Ferré.
Le public de Leeds, le premier club anglais de Cantona, scandait à chacun de ses buts : « Ooh ! Aaah ! Cantona ! ran away with teacher's bra ! » Traduisons mot à mot : « Ooh ! Aaah ! Cantona ! parti avec le soutien-gorge de la maîtresse ! »
Tout but de Cantona était un casse. Un casse enfantin, mettant la classe sans dessus dessous. Seul le cancre connaît le chemin qui mène aux lingeries les plus inaccessibles.
Buts incroyables, lancer du maillot, boxe dans les vestiaires, kung fu dans les tribunes : Cantona était un athlète polyvaillant, un personnage, c'est-à-dire un être de chair et de sang qu'un écrivain connaissant le langage des mouettes aurait pu inventer.
Cantona, Ginola, Anelka écartés du Mondial. La France n'aime pas la voyelle A , ce « A noir », ces « Golfes d'ombre ».

" Jeunes en difficultés, « à problèmes », « en rupture », « post-adolescents », « pré-chômeurs », « nouveaux délinquants », etc., etc.... Mousseline sociologique que tout cela, périphérique purée !
Chevènement sort du coma et parle de « sauvageons ». Que gauche au pouvoir rime avec répression n'est pas une nouveauté. Le vrai scandale est ailleurs. Il tient dans le retour fracassant que fait, par le biais du vocabulaire arboricole, la langue française.
Collectif : jamais ! Je reste franc tireur et partisan de moi-même.
- Mais que diable allez-vous faire sur les plateaux de télé ?
- M'amuser !
- La télé vous amuse...
- Beaucoup ! la loge, la maquillage, retour à la loge, puis le ring, l'arène et là, je balance des mots chauds « comme une crêpe au chorizo » !
- Mouais... Ca ne vous gène pas de passer pour un clown ?
- Le clown aussi est un artiste !
- Mais les écrivains n'aiment pas la télévision!
- Ne dites pas « les » écrivains, dites : certains écrivains, ceux qui n'ont pas de bouche .
- Que voulez-vous dire ?
- Je veux dire que je reste l'enfant de l'oralité, je suis un conteur, un griot, un lanceur de mots. La « promotion » comme ils disent, les plateaux, les interviews, les débats, cela n'a jamais été pour moi, un supplice, une galère. Un micro se tend, l'occasion m'est donné d'habiter ma bouche !
- Mais tout est flot d'images, de mots, un flot permanent dont rien ne reste...
- Sauf si l'on surnage !
- Comment voulez-vous surnager ?
- En étant léger !
- Un écrivain...léger ?
- Absolument ! Léger, comme on le dit d'un boxeur ou d'un grimpeur. Léger n'est pas synonyme de superficiel. La légèreté c'est Cocteau, c'est la danse. Il s'agit d'énergie aérienne. Il faut que de la bouche sortent des sagaies, des cerfs-volants. 20 secondes pour voler, pour toucher le coeur.
« Je déprime », dit n'importe qui. « J'ai le moral au fond des socquettes », dit Laurent Jalabert. Le peloton regorge de mots.
Laurent Fabius fait trop pitié : il se vêt aujourd'hui d'un T-shirt blanc et d'un blouson en jean pour faire jeune, comme il conduisait jadis, quand il était à Matignon, une 2CV Charleston pour faire pauvre. Fafa falot for ever.
Afin d'aider ceux qui sucrent les fraises, Raffarin entend nous sucrer un jour férie : le lundi de Pentecôte. Et l'Eglise, toujours prompte à filer un coup de main au gouvernement, rappelle fort à propos que le lundi de Pentecôte n'a rien de religieux. Pour n'être point religieux, il n'en demeure pas moins sacré, comme la sieste et la grasse matinée. Et c'est le respect scrupuleux du sacré qui distingue le mieux le civilisé du sauvageon, l'honnête homme du hooligan. Vade retro Raffarin, halte à la barbarie, Gardarem lou lundi !

Jusqu'où ira François Bayrou ? se demande la presse libérale. Cet homme d'exception que la Providence nous a donné ne s'arrêtera pas à l'Elysée, poursuivra sa route jusqu'à la... Maison blanche. C'est le nom qu'à Bordères(Pyrénées-Atlantiques) on donne à sa villa.
Flammes est un roman chorizo, c'est-à-dire un roman qui emporte la bouche et le coeur...
Qu'on ne parle pas de retour à la terre ! A "l'Ecole de Brive" et son retour aux sources, j'oppose l'écriture, invention des sources...
Ecologiste, moi ? Non, je suis un ours ! Il reste neuf ours dans les Pyrénées et je suis le dixième. Lorsque je défends les ours, je me défends moi-même : je suis donc un egologiste...
Mon histoire, Giono la raconte dans Un de Baumugnes. C'est l'histoire du couteau à la langue, du village mutilé, l'histoire des ancêtres d'Albin. On leur avait coupé la langue pour qu'ils ne puissent plus chanter leurs cantiques. Ils sont partis dans la montagne avec femmes, enfants et moignons de la langue. Ils ne parlaient plus, ils grognaient, des bêtes. Alors ils se sont enfoncé des harmonicas dans la bouche pour parler de nouveau, se dire "Je t'aime !", ou "Je vais à la fontaine !"... Moi aussi, on m'a coupé la langue, il y a belle lurette. L'instituteur s'était chargé de la besogne... Ma langue, ma vieille langue, ma langue d'écorce et de Montségur, mon moignon gascon ! La langue française, je l'ai enfoncée dans ma bouche blessée, comme un harmonica. Et je souffle, et je joue ! Ecoutez mon chant d'amour !
Je suis gascon comme d'Artagnan, et portugais comme Miguel Torga.
Lors d'une conférence prononcée les 14 et 16 août 1954 dans les Centres transmontanos de Sao Paulo et de Rio de Janeiro, Miguel Torga, évoquant Trasos-Montes, sa province natale, déclare : "L'universel, c'est le local moins les murs."
Cette pensée de Torga m'accompagne lorsque j'arpente "mon timbre poste de pays natal", l'Occitanie.
L'Occitanie, je l'ai d'abord célébrée en gascon. Elle m'a inspiré mes premiers textes, Lo Harri par exemple, - Le Crapaud -, poème à propos duquel René Nelli parla d' "universalisme enraciné".
Je suis un ours. Je me dresse sur mes pattes de derrière et je joue de l'harmonica. Je chante la nuit, les boulevards périphériques, les lampadaires, les caténaires, le vent, les rivières, le Tourmalet et le sexe chaud de la femelle.

Mon nom dit qui je suis, mon nom dit tout. Laborde, en gascon, c'est la ferme, la grange, le grenier. Je trimballe des vieilleries capitales, une mémoire d'avant Descartes. Laborde, en français, est la forme grapinesque - contracte disent les linguistes ! - de "à l'abordage !", d'où mon côté pamphlétaire, ma saga de sagaies. Laborde, c'est aussi, à l'école communale, les gamins scandant "Laborde qui déborde !" durant chaque récréation. Bref, Laborde est donc, ici-haut, mon nom de rivière...
A l'origine de Flammes, une balade à vélo, l'été 97... Je pédalais en dedans sur mon Peugeot Team Line équipé de roues Corima en carbone et à rayons plats. Je m'étais perdu sur un plateau parcouru de chemins innombrables, et me retrouvai, par le plus grand des hasards, à l'entrée d'un village qui avait été, en août 1977, le théâtre d'un fait divers rocambolesque. Je traverse le village sur le petit braquet, et toute l'histoire resurgit : les feux qui s'allument dans une ferme sous les yeux des gendarmes, la fille que tous accusent d'être une sorcière, la peur, la canicule... De retour à Pau, dans ma maison basque, j'entrepris de l'inventer...
Je ne suis pas un sociologue, un ethnologue, un mec en ogue, l'otage des faits, mais le serviteur des fées... Je suis un menteur. Je ne regarde pas le monde tel qu'il est, mais tel que je suis...
En m'emparant de ce fait divers, je m'empare de ma propre enfance. Je redeviens l'enfant que je fus sur le bord d'une départementale. J'avais rendez-vous avec quelqu'un qui ne disparaîtra jamais - l'enfant que je fus -, avec quelque chose qui disparaît : la départementale. Les départementales, c'est fini...
Le fait divers me donne ce que mon imagination répugne à chercher : des personnages, des situations, des rebondissemnts... Mon imagination n'oeuvre qu'au surgissement de la langue, d'un mot qu'aussitôt je visite car il est la demeure.
La langue. Il ne s'agit pas de l'embellir, d'orner, de napper des mots des faits que le monde conserve dans ses archives, mais d'inventer.
"Après toi, mon beau langage !" J'ai toujours à la bouche cette phrase d'André Breton. Tout commence avec le langage, tout part de lui. Chez moi, le roman, comme le poème, naît d'un "vers donné". Flammes est l'enfant d'une poignée de syllabes - "Maïs, maïs, maïs, la voiture." - placée en tête du second chapitre...
Un village minuscule, une ferme, des feux, un fait divers. Chacun aura trouvé sur place ce qu'il était venu chercher : un curé, le diable ; les gendarmes, des suspects, les experts, des échantillons ; les radiesthésistes, des courants sourciers ; et les journalistes, le feuilleton de l'été. Moi, je suis tombé nez à nez avec une parcelle de la planète qui m'a chuchoté : - "Ré-enchante-moi !". Ce que je me suis empressé de faire.
Je suis le réenchanteur Merlin : Iowa !

J'ai retrouvé des mots d'avant la mutilation, d'avant la langue française, d'avant l'harmonica. Ils sont dans la bouche des personnages, du narrateur parfois. Ils sont présents dans la phrase, dans les dialogues, et traduits en bas de pages. Ce sont des mots étrangers, des sans-papiers. Est-ce de l'espagnol ? du chinois ? Non, du gascon ! Le gascon est une langue parlée par les ours, d'Artagnan, Bernadette Soubirous, par Bernard Manciet et Bernard Lubat. Une langue étrange, étrangère, du son.
Le son, oui ! J'avance à l'oreille, je marche au tempo. Le sens ne vient qu'après, en plus. Le sens est un cadeau offert par le son.
Des mots jaillissent, la phrase apparaît. Je la défais, la refais, la mets en pièces, malaxe les morceaux, les rassemble, tords le tout, pétris la phrase jusqu'à ce qu'elle naisse, sonne, habite ma bouche.
J'écris pour retrouver ma bouche. De l'écrit à l'oral et, en même temps, du primitif au savant.
Oralité n'est pas synonyme de relâchement, de redites, de brouhaha : l'oralité est le chant de la chair.
Une partie de la bouche se nomme le palais : la noblesse est dans la bouche.
Ecrire, c'est refuser de se rendre, de quitter son palais.
De la motsique avant toute chose. Et des images !
Je m'adonne au "stupéfiant-image". Sur le papier blanc - ô mon désert !-, je fais tomber la pluie d'images.
L'image n'est ni cerise, ni pompon, ni ruban. L'image, c'est la langue qui joue mon Je en montrant son corps.
Je commence à décrire un arbre, un toit, le plateau de Gursh, et très vite une image surgit et vient me rappeler que l'espace ne se réduit pas à son apparence. Il n'est pas descriptible.
Ecrire un roman, c'est provoquer la rencontre sur la table à dissection de Jean Gabin et d'André Breton. Gabin a raison d'exiger une "histoire" et Breton de refuser à son tour d'écrire : "La marquise sortit à cinq heures !"
Le texte respectant à la fois le désir de Gabin et la volonté de Breton se reconnaît à la première phrase. Elle a le don d'embarquer le lecteur. Le décollage est immédiat. C'est, par exemple, Le Con d'Irene d'Aragon : "Ne me réveillez pas, nom de Dieu, salauds, ne me réveillez pas, attention je mords, je vois rouge."
Je prends dans le fait divers, dans nos villages, dans le journal, dans le grenier des autres ce qui permet à la langue de s'ouvrir et qui, en même temps, réveille en moi quelque chose de perdu, d'oublié.
Je suis un voleur de poules, un gitan, un romanichel. J'aurais dû être condamné, non pour "pornographie, lubricité, paganisme", mais pour vol à la roulotte.
Pauline, avec son râteau, son vélo de ferme, ses mots incompréhensibles, je l'ai rencontrée quand j'étais gamin. A Aureilhan, Pauline s'appelait Marceline. Elle était simplette, nous portait le journal... Pauline, c'est aussi l'ivrogne zigzaguant sur son vélo, insultant tout le village... Pauline, c'est encore le voisin, ivre mort, vautré dans le fossé, tenant des propos incohérents. Il faisait nuit, le voisin, je ne le voyais pas, on aurait dit que le fossé parlait. A Aureilhan, la bouche d'ombre, c'était le fossé...
Ma qualité de voleur, de bohémien devrait me rapprocher du roman, "genre" qui n'a jamais connu de lois et qui est passé maître dans l'art de vider le grenier des autres. Pourtant, le roman m'ennuie.
Il y a très peu de romans dans ma bibliothèque. On trouve L'Ecume des jours, Le Rivage des Syrtes, bref, des textes qui ne font jamais la part belle aux descriptions plates, aux vains inventaires.
Mais qu'est-ce que je fais dans la galère romanesque, moi que n'intéressent ni l'analyse psychologique, ni l'étude de milieu ?
Je n'allais pas raconter par le menu l'histoire du café. Est-ce le père d'Arsène qui l'a acheté ? Le commerce est-il rentable ? Autant de questions auxquelles je n'ai pas envie de répondre, autant de questions que je ne me pose pas.
Le café, c'est la pierre, la bulle de fraîcheur, la carotte, la parole des vieux, des gens qui passent, une scène, un lieu théâtral.
La carotte, c'est le café, l'après-midi, le village. C'est, comme le bruit des licous dans Des souris et des hommes, un élément concret, rythmique et magique.
J'écris contre le roman, "en haine du roman".
Que trouve-t-on dans mes romans ? Ce que l'on trouve dans chacun de mes textes : la femme, la langue, les éléments.
Nina renvoie aux maïs et les maïs renvoient à Nina. Je pense bien sûr à Giono - "On ne peut pas isoler l'homme. Il n'est pas isolé. Le visage de la terre est dans son coeur."-, mais également à Julien Gracq : "Je me fais de l'homme l'idée d'un être constamment replongé : si vous voulez, l'aigrette terminale, la plus fine et la plus sensitive, des filets nerveux de la planète. Le côté fleur coupée du roman psychologique à la française me chagrine beaucoup."
