Christian Laborde est né dans les
Hautes-Pyrénées, à quelques kilomètres du col du Tourmalet. Sa
grand-mère parle gascon, l’instituteur parle français, et le menuisier,espagnol. Le premier voisin est polonais et son épouse indochinoise.
1985 :
Christian Laborde reçoit le Grand Prix de Littérature Musicale de l’Académie Charles Cros pour Claude Nougaro, "L’homme aux semelles de swing", biographie imaginaire publiée aux Editions Privat.
« Christian Laborde fait danser sa folie. Raconter Claude Nougaro,
écrire une simple biographie lui semblait banal. Il a pris le parti
fort original de lui inventer une vie, et l’imaginaire devient vite
plus exact que la réalité. Cette java littéraire sur fond de jazz est
une cantate à l’amitié, une drôlerie merveilleusement efficace, une
réussite. »
Jacques Chancel
1987 :
Christian Laborde publie, aux Editions Eché, "L’Os de Dionysos". Hymne à la beauté de Laure d’Astarac, satire virulente et burlesque de l’Education nationale, L’Os de Dionysos est immédiatement censuré « au nom du peuple français » par le Tribunal de Grande Instance de Tarbes le 12 mars 1987. L’ordonnance de saisie est confirmée par un jugement de la Cour d’Appel de Pau. Les attendus sont les suivants : « Trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie, abus de mots baroques, danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale, blasphème, lubricité, paganisme. »
L’auteur commente : « La censure c’est l’admission en QHS : Quartier de Haute Syntaxe ! »
L’Os de Dionysos reste à ce jour le dernier ouvrage de fiction censuré en France...
1989 :
Régine Deforges et Jean-Jacques Pauvert rééditent "L’Os de Dionysos". Le roman se vend à 100.000 exemplaires. La presse salue unanimement « La somptuosité verbale d’un écrivain émule des surréalistes. »
1990 :
Christian Laborde publie, chez Régine Deforges, "Aquarium", livre « buissonnier », mêlant poésie, conte, charge syllabique, pamphlet et textes érotiques. Au sommaire d’Aquarium également « Les soleils de Bernard Lubat », portrait du semeur de sons d’Uzeste, et « Father », texte que Christian Laborde écrivit au lendemain de la mort brutale de son père.
1991 :
Christian Laborde publie, chez Régine Deforges, "L’Archipel de Bird", son second roman.
«
Fable be-bop et lyrique, l’Archipel de Bird est le second roman de
Christian Laborde. Ce cap difficile est franchi par l’auteur avec
l’aisance des champions sûrs de leur talent. L’Archipel de Bird cache
derrière sa désinvolture, une réelle angoisse. L’angoisse de ceux qui
savent qu’il n’y aura bientôt que les femmes « grandes, brunes, au
galop » pour nous rappeler que nous vivons le temps des soumissions
honteuses »
Jérôme Leroy in Le Quotidien de Paris
1992 :
Christian Laborde s’oppose au creusement du
tunnel du Somport et au projet autoroutier en vallée d’Aspe, territoire
de l’ours brun des Pyrénées. Il publie, chez Régine Deforges, dans la
collection « Coup de gueule », "Danse avec les ours", chant d’amour à
cette vallée sauvage, et pamphlet dénonçant l’Europe du béton à
laquelle il oppose « l’Europe fauve », celle des peuples et de l’ours.
Le livre inspirera à Yves
Boisset un reportage diffusé sur France2, dans le magazine « Envoyé spécial ».
« L’auteur de l’Os de Dionysos frappe à nouveau vite et fort. Comme en état d’urgence. Les points serrés et les mots excédés. La plume acérée en guise d’arme, d’ultime recours. »
Valérie Saubade in Sud-Ouest Dimanche
1993 :
Christian Laborde publie, aux éditions Les Belles Lettres, "Pyrène et les vélos", hommage aux champions cyclistes gravissant les pentes d’Aubisque et du Tourmalet. Pour ce franc tireur, les Pyrénées sont le territoire de la neige, des ours et de Fausto Coppi.
« Ceux qui aiment à tourner les pages et le pédalier se plairont à suivre Christian Laborde, dont le coup de plume tient du coup de jarret, tel René Vietto au plus rageur de ses échappées. Avec Pyrène et les vélos, et après sa vibrante défense des ours de la vallée d’Aspe, il affirme une nature de cascadeur des lettres. »
Christian Montaignac in L’Équipe magazine
« Ah les belles histoires du Tour, racontées ici avec un brio égal à celui des descendeurs...Christian Laborde aime le Tour parce que celui-ci prend parfois dans les Pyrénées les couleurs de la tragédie. Alors il redevient un môme qui, à côté de son père, applaudit les champions, écrit leurs noms à la craie sur le goudron et vocalise dans la montagne avec les voyelles de leur renommée... »
Bernard Pivot in Lire
1994 :
Christian Laborde publie, chez Albin Michel, "L’Ange qui aimait la pluie", chronique sportive, hommage poétique et littéraire à Charly Gaul, vainqueur du Tour 1958. L’ouvrage obtient le grand prix de la Littérature sportive. Il décroche le Grand prix de la Littérature sportive, la presse s’enthousiasme :
« Combien de grands écrivains ont touché au sport ! Combien n’ont pas
eu le bonheur de Christian Laborde...celui de toucher à la magie ! »
1995 :
Christian Laborde publie, chez Albin Michel, "Indianoak", roman percutant et païen.
« L’Auteur de L’Os de Dionysos s’en donne à cœur joie, d’une plume aussi mordante et lyrique que d’habitude, mais également visionnaire...Un vrai feu d’artifice ! »
Isabelle Pia in L’Evénement du Jeudi
« Dans Indianoak, Christian Laborde s’attaque au pouvoir politique qu’il traîne dans la boue de ses mots juteux, avec le même animisme lyrique que dans l’Os de Dionysos, son précédent roman. Reconnaîtra qui veut ce personnage de François-Edouard Ticaud, dit FET, président très catholique d’un conseil général bien réel, ancien professeur en passe de conquérir(à l’époque des faits) le ministère de l’Education nationale. »
Valeurs Actuelles
1995 :
Christian Laborde, publie, chez Stock, "Le Roi Miguel", portrait romanesque, poétique et chaleureux du champion le plus silencieux du peloton, Miguel Indurain. L’ouvrage sera traduit en espagnol et en japonais.
« Christian Laborde : le maillot jaune de la page blanche »
La Croix
« Une nouvelle légende des cycles »
Ouest-France
1997 :
Christian Laborde publie, chez Albin Michel, un nouveau roman, "La Corde à linge", et, en 1998, "Duel sur le volcan" :
« N’appartenant à aucun clan et se tenant à l’écart des coteries, Christian Laborde, construit une œuvre de troubadour pugnace où le lyrisme, la beauté et le merveilleux tiennent lieu d’arche d’alliance. On l’avait quitté voici un peu plus d’un an avec un roman intitulé "La corde à linge" racontant l’histoire d’un serial voleur de petites culottes. Dans Duel sur le volcan, il ressuscite l’épique et tellurique combat que se livrèrent Jacques Anquetil et Raymond Poulidor, en 1964, sur les pente du puy de Dôme. Sous sa plume, ce qui ne pourrait être qu’une banale et fastidieuse évocation se métamorphose en une sorte de tragédie grecque. »
Christian Authier in L’Opinion Indépendante
« A l’heure où la petite reine descend du trône, "Duel sur le Volcan" nous rendrait nostalgiques...Un immense moment de sport, une superbe bataille, que Christian Laborde retrace avec un talent à couper le souffle, endossant tour à tour le maillot de l’un et de l’autre pour raconter une vieille histoire qui repasse dans la tête à un moment critique, une petite leçon de cyclisme qu’on se récite comme leitmotiv, en ménageant le suspense jusqu’au bout, jusqu’ en haut. Et sans que le lecteur ait envie de mettre pied à terre. »
Massif Central Magazine
1999 :
Publié aux éditions Fayard, "Flammes" est le cinquième roman de Christian Laborde.
« Dix ans après la parution de son premier roman sur le bûcher duquel Laborde faillit être immolé, le sulfureux "L’Os de Dionysos" fait son retour dans les bacs des libraires. Certains s’en souviennent sans doute : l’écrivain fut condamné par la justice pour atteinte aux bonnes mœurs. Laborde aurait pu faire carrière sur les cendres des feux juridiques et médiatiques d’alors, il a choisi la littérature. Tant mieux et son dernier opus rallume la braise d’une langue incendiaire. »
Christian Authier
2000 :
Christian Laborde publie, aux éditions Mazarine, "Le petit livre jaune". L’ouvrage contient notamment « Un abécédaire du Tour » qui sera mis en image par France Télévision.
2001 :
Christian Laborde publie, en septembre, chez Fayard, "Gargantaur", son sixième roman.
« François Rabelais a un fils, il s’appelle Christian Laborde. Même insolence, même verve, même joie. Même façon de bousculer la langue, de faire swinguer la syntaxe. Même bonheur d’inventer des mots, des histoires, des personnages (…) »
Sébastien Lapaque in Le Figaro
2002 :
Christian Laborde publie en avril, "Collector", chez Bartillat.
Recueil du meilleur de textes de l’écrivain parus dans la presse, Collector, est la chronique « politico-poétique » d’un esprit indépendant dans la France de la fin du XXe siècle.
« Cinq ans après sa mort, Jean-Edern Hallier doit s’apercevoir qu’il avait créé des fidélités durables. Les anciens de L’Idiot international ne l’ont pas oublié comme le montrent les récents ouvrages de Christian Laborde et Charles Ficat.
Christian Laborde lui a dédié depuis les bords des gaves pyrénéens, un Collector où l’on trouvera nombre de ses interventions dans L’Idiot ou dans Le Figaro. On s’y délectera des cris de révolte de ce défenseur des ours de la Vallée d’Aspe, de ce promoteur des cultures et langues régionales. »
Pierre Lafarge in L’Action Française
2003 :
En août, Christian Laborde publie chez Fayard son septième roman : "Soror". Soror est un poème romanesque, érotique, magique, obsédant : des arbres qui pleurent, des étreintes interdites, des ondées, une ondine…
« Attention, talent. Grand talent. Ce livre est sublime, délicieux, poétique, romanesque, fougueux, mélancolique. Un peu tout à la fois. Christian Laborde vient de signer là un roman au moins aussi fort que L’Os de Dyonisos, son grand œuvre qui lui avait valu un retentissant procès. Et le succès que l’on sait. Laborde possède un coup de patte ; c’est un poète. Il jongle avec les mots, les tord, les assemble comme des perles. Il en résulte une prose inimitable, jubilatoire, juteuse à souhait. (…) »
Philippe Lacoche in Le Magazine Littéraire
2004 :
Christian Laborde publie Fenêtre sur Tour, aux éditions Bartillat. Ce livre est un hommage aux champions du Tour, à Hinault, à Lance Amstrong.
Réédition, chez Fayard, de l’Homme aux semelles de swing et de La Voix royale, les deux livres que Christian laborde avait consacré, en 1984 et 1989, à Claude Nougaro.« Entre pudeur et passion, la réedition d’une « étude » et de « menteries biographiques consacrées par Christian Laborde à l’immense Nougaro. Une longue amitié, une proximité rare ont permis aux deux hommes de cheminer ensemble. Héraut du héros, Laborde a su capter les éclairs, les instants, les pépites de son camarade capital, d’un temps où Toulouse était la capitale de Harlem. »
Vif/ L’Express/ Belgique
2005 :
Christian Laborde publie Mon seul chanteur de blues, aux éditions De La Martinière.« Loin de la biographie de pensum, un vif récit de l’amitié entre Claude Nougaro et l’auteur. Malgrè la différence d’âge, les deux hommes, quand ils se rencontraient, avaient l’impression d’être des jumeaux qui auraient eu pour parents la poésie et l’insoumission. Le même amour de la langue les réunissaient. Ces deux enfants du Sud-Ouest s’entendaient donc à entremêler souplesse, esprit et sens du rythme. Autant de qualités dans cet hommage au poète, plusieurs chansons appartenant à la mémoire d’un peuple. Au grès des souvenirs, le fantôme de Jacques Audiberti, de Jean Cocteau et d’Edith Piaf. C’est émouvant. »
Bernard Morlino Le Figaro littéraire.
Christian Laborde publie, aux Editions du Panama, Percolenteur, vingt-trois textes serrés.
« Avec Percolenteur, Christian Laborde permet également à la littérature hexagonale de renouer avec une grande tradition: l'art de la contemplation. Contempler c'est refuser d'être totalement broyé par la démoniaque machine du temps qui ne passe plus mais qui se contente de filer. En clair, Laborde "prend" le temps. Le temps de déguster un petit noir, de s'extasier devant un vol de grues ou une barquette de gariguettes...
Percolenteur c'est aussi un ouvrage délicieusement proustien. Sensations, petits bonheurs, joies simples d'une enfance jamais totalement évanouie surgissent au fil des pages. Les réveils Jaz, l'Aqua Velva, les vieux cimetières, les grillons ou le vélo n'étaient jusque là que des mots. Grâce à Laborde ils sont devenus des poèmes.
Maurice Gendre, Sur le Ring (surlering.com)
Bibliographie
L’Homme aux semelles de swing, menteries biographiques, Privat, 1984. Nouvelle édition Régine Deforges, 1992. Nouvelle édition Fayard, 2004.
Congo, poèmes, Editions d’Utovie, 1987.
Les Soleils de Bernard Lubat, Eché, 1987.Nouvelle édition Prince Nègre, 1996.
L’Os de Dionysos, roman, Eché, 1987. Régine Deforges, 1989. Le Livre de poche, 1991. Nouvelle édition Pauvert, 1999.
Lana Song, poème La Barbacane, 1988.
La Voix Royale, Editions Hidalgo, 1989. Nouvelle édition Fayard, 2004.
Aquarium, Régine Deforges, 1990.
L’Archipel de Bird, roman, Régine Deforges, 1991.
Danse avec les ours, Régine Deforges, 1992.
Pyrène et les vélos, Les Belles Lettres, 1993
L’Ange qui aimait la pluie, Albin Michel, 1994.
Le Roi Miguel, Stock, 1995.
Indianoak, roman, Albin Michel, 1995.
La Corde à linge, roman, Albin Michel, 1997.
Duel sur le volcan, Albin Michel, 1998.
Flammes, roman, Fayard, 1999. Le Livre de Poche, 2003.
Le Petit livre jaune, Mazarine, 2000.
Gargantaur, roman, Fayard, 2001.
Collector, Bartillat, 2002.
Soror, roman, Fayard, 2003.
Fenêtre sur Tour, Bartillat, 2004.
Mon seul chanteur de blues, De La Martinière, 2005
Percolenteur, vingt-trois textes serrés, Editions du Panama, 2005
2006
Christian Laborde publie Champion, défense et illustration de Lance Armstrong aux éditions Plon
"Poète rare, romancier de grand talent et conteur exceptionnel, Christian Laborde cultive sa différence sur les routes escarpées de sa passion: le cyclisme. Il nous entraîne au fil de sa plume sur les traces de Lance Armstrong, septuple vainqueur de la Grande Boucle. Avec un style aussi alerte qu'un sprinter, Christian Laborde contrôle sa course comme un pro pour nous faire retrouver le goût de la passion des héros."
Pascal Hébert
L'Echo Républicain, vendredi 7 juillet 2006