Christian Laborde

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Tina

le 10/01/2018

 

 Cinéma

 

 

 

Tina, c'est du cinéma: y a une histoire, celle d'une jeune femme qui doit s'enfuir pour sauver ses cheveux, rester libre. Tina, c'est du cinéma: pas de temps morts! Je dis: action!, et Tina se met à bouger. Et quand Tina bouge, c'est beau. Et moi je multiplie les plans, les plans serrés, les gros plans sur le corps de Tina, sur la nuit, la forêt, les ruelles de Toulouse, la cruauté des hommes. Tina, c'est du cinéma ou, comme dirait Nougaro, du cinémots.

 

Bref

 

Tina est un roman bref et ne pouvait que l'être. J'ai toujours à l'esprit les mots d'André Breton:

" Je veux qu'on se taise quand  on cesse de ressentir."

 


 

 

Erosong

 

De l'érotisme dans Tina? Oui. Célébration du corps féminin. Ayant été condamné pour  « pornographie, lubricité, trouble à l’ordre public, abus de mots baroques » par les tribunaux, j'aggrave mon cas.

De la musique dans Tina? Oui. Celle des mots, et celle de "La femme à la rose", la chanson que Tina fredonne.

 

 Chanson Boum

 

 

C’est Hélène Hazéra qui m’a parlé d’Emma Liébel, de sa chanson « La femme à la rose » durant son émission « Chanson boum », sur France culture. J’ai écouté « La femme à la rose », et fait quelques recherches. Emma Liébel - de son vrai nom Aimée Médevielle – est né à Pau le 13 septembre 1873. Elle monte à Paris et se produit sur toutes les scènes : L' Artistic, Le Brunin, le Casino Montparnasse, le Casino Saint-Martin, Concordia, Le Zénith, L’Européen.. Atteinte de la tuberculose, elle s’installe à Boeil-Bezin, près de Pau, où elle ouvre un café-cabaret. La « reine du phono »  - Emma Liébel a enregistré une trentaine de disques – meurt le 20 janvier 1928. Sur sa tombe, dans le cimetière de Boeil-Bezing, on peut lire :

«Ici repose une cigale

Ses refrains sont immortels

De la chanteuse sentimentale

Gardons le souvenir éternel »

 

 

 

Tina écoute "La femme à la rose" d'Emma Liébel, comme Joy écoute, dans Le sérieux bienveillant des platanes, " Wasting my young years de London Grammar.

 

Labordélique

 

Je suis... labordélique. Un jour où je tendai de mettre un peu d'ordre dans ma bibliothèque, dans la  loggia où  j'écris , je tombe sur Au rendez-vous allemand, le  recueil de Paul Eluard. Je l'ouvre, je lis  "Comprenne qui voudra", et j'écris Tina. 

 

 

 

 

 

 

Comprenne qui voudra

Moi mon remords ce fut

La malheureuse qui resta

Sur le pavé

La victime raisonnable

À la robe déchirée

Au regard d’enfant perdue

Découronnée défigurée

Celle qui ressemble aux morts

Qui sont morts pour être aimés

 

Une fille faite pour un bouquet

Et couverte

Du noir crachat des ténèbres

 

Une fille galante

Comme une aurore de premier mai

La plus aimable bête

 

Souillée et qui n’a pas compris

Qu’elle est souillée

Une bête prise au piège

Des amateurs de beauté

 

Et ma mère la femme

Voudrait bien dorloter

Cette image idéale

De son malheur sur terre.

Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, Editions de Minuit

 

 

 

La quatrième de couve, elle dit quoi?

 

Quand Tina danse au bal du 14 juillet, à Lussac, ses cheveux se soulèvent comme un orage. Elle danse, change de cavalier et fredonne "La femme à la rose", la chanson d’Emma Liébel que Placidie, sa grand-mère, chantait en taillant ses rosiers : « Voici mon cœur/qui veut m’aimer/Voici mes bras/pour s’y pâmer… » 

Tina est une femme libre dans un pays qui ne l’est pas. La France est occupée, la maison familiale réquisitionnée. Aux bottes allemandes succèdent les tondeuses de l’épuration. Pour rester vivante, sauver sa chevelure flamboyante qui lui donne des airs de Veronica Lake, Tina s’enfuit et trouve refuge à Toulouse, où le hasard fait des miracles, où les poètes sont chez eux.


 

 Chevelure

 

 

 

Quand j’écris sur les cheveux de Tina, je me sens plus proche d'un coiffeur que d'un  philosophe. Je soulève les mèches de Tina,  je regarde dans le miroir afin de mieux apprécier le volume, le mouvement,  l’agencement des boucles.  Tina, je la coiffe, je la décoiffe,  je m’occupe de tout : shampoing, coupe, brushing. Et ce sont mes doigts logés dans ses cheveux qui font la phrase belle. Puis Tina  s’en va  et le vent prend le relais.

 

 

 

La tournée des Grands d'Oc

 

A l'occasion de la sortie de Tina, les Editions du Rocher publient Bouche d'hombre, petit tirage - 50 exemplaires- , hors commerce.  Bouche d'hombre est une tchatcherie espatarouflante. Je l'ai dite, à Tarbes, il y a quelques mois, au  théâtre Les Nouveautés, et, l'été dernier,  sur la scène de  l'Estaminet, à Uzeste, chez mon ami Bernard Lubat.

 

 

 (Photo de couverture: Fernand Fourcade)


 

Je dirai Bouche d'hombre et  je présenterai et signerai  Tina:

-  à l’Estaminet, à Uzeste,  le 5 janvier 2018

 

 

 

- au  théâtre de L’Oulle, à Avignon, le vendredi 19 janvier 2018

 


 

 

- à la Médiathèque André Labarrère, à Pau, le 25 janvier 2018

 

 

 

- à la Médiathèque, à  Biarritz, le 26 janvier 2018

 

 

 

 

- au  Petit Théâtre, à Argelès-Gazost, le samedi 3 février 2018

 

 

 

- au Monastère des Carmes, à Trie sur Baïse, le 10 février 2018

 

 

 

-

 

 - à L'ECLA, à Aureilhan, le 2 mars 2018


 

- à la Librairie Privat, à Toulouse, le samedi 17 mars.

 


 

L’échappée belge

 

Tina n’est pas encore en librairie, mais Paul Huet, pour BRUXELLES CULTURE, l’a déjà lu...

TINA

Christian Laborde raconte une fiction qui se déroule dans l’autre siècle. A une époque où les états européens étaient en conflit et crachaient le feu des armes automatiques. Une guerre totale faite également aux mères et aux enfants. Tina est une jeune femme bien dans son corps, saisie dans la tourmente des années 40 et à qui certains reprochent son insouciance, ses amours et sa trop grande liberté, alors que tant souffrent ou pleurent un disparu. La belle n’a pas d’autre choix que de fuir pour aller toujours plus loin. Si elle a su échapper aux bottes nazies, elle sait que les tondeuses de l’épuration risquent de s’en prendre à sa chevelure. Pas question de se laisser mortifier et de devenir la proie de la vindicte populaire. Elle débarque à Toulouse où elle croise des artistes et où le hasard produit moult miracles. L’auteur signe un roman qui résonne aux notes des orchestres swing et des guinguettes, où la musique se mélange aux mots, les ponctue ou les rythme. En filigrane, il propose un récit universel sur une femme amoureuse de la vie, des hommes, de la jeunesse et de l’amour et qui se jette à corps et à cœur perdus dans chaque étreinte. Alors que les femmes ne sont pas égales aux hommes, il revendique le droit pour chacune de vivre pleinement sans s’assujettir à un époux ou à un frère,  d’assumer librement sa sexualité et d’en être fière. D’un certain point de vue Tina est une héroïne moderne, émancipée, et qui refuse de se laisser dominer par les mâles. Aimer. Mais à ses seules conditions.

Paul Huet

15 décembre 2017

 

 

5 janvier 2018

 

 

 

 

 

 "Ce court roman de Christian Laborde, d'une grande profondeur, est servi par une écriture poétique d'une grande finesse qui rend sa lecture particulièrement agréable."

Emile Cougut

 

 

 

 10 janvier 2018

 

 

 

Christian Laborde en tournée pour son nouveau roman

L'écrivain a défendu son livre, Tina(Rocher), lors de la "Tournée des grands d'Oc", à Uzeste, chez bernard Lubat. Puis il interviendra à Avignon le 19 janvier, à pau, le 25 janvier, à Biarrita, le 26, puis à Argelès-gazost le 3 février, Trie-sur-baïse, le 10 février, Aureilhan le 2 mars." Une partie de la bouche se nomme le palais: la noblesse est dans la bouche", assène Laborde, en entrant sur scène.


 10 janvier 2018

 


Je parle de Tina

 

11 janvier 2018

 

Le papier d'Henri-Charles Dahlem


 

- 14 janvier 2018: Je suis l'invité de Phlippe Robuchon à 18h sur RTL

 


Tina, à Uzeste

 


 

"Christian Laborde est un "tchatcheur" à l'accent chantant du Sud-Ouest et un écrivain pas comme les autres. Combinant avec une provocation évidente les sentiments, l'érotisme et la poésie, son talent n'a d'égal que son audace."

Stéphanie Seguin

 12 janvier 2018

 

 

"Avec Christian Laborde souffle à toutes les pages le tourbillon de la vie"

Serge Bressan

 

 

13 janvier 2018

L'infatigable tchatcheur

 

Infatigable tchatcheur, Christian Laborde ouvre cette seconde partie de saison au théâtre de l'Oulle vendredi 19 janvier. L'écrivain, comédien et auteur vient faire une unique tchatcherie" pour la sortie de son  nouveau roman Tina. Il croque la vie avec la même gourmandise qu'il manie le verbe et c'est précisement del'art d'écrire dont il sera question au cours de la soirée. Mais aussi de liberté, celle de Tina qui s'enfuit après la guerre pour protéger sa chevelure...Une muse qui inspire les poétes, et une femme amoureuse que Christian met à nu pour lui rendre hommage.

 

 

Les copains écrivains d'abord!

 


 

 

 

 

Thomas Morales a lu Tina

 

 

14 janvier 2018

 

"Je garde mon souffle"

 

 

L'article d'Edith Marot

 

 

15 janvier 2018

 

Je réponds aux questions de Pierre Philippe Cadert dans son émission Vertigo

 

 

17 janvier 2018

 

 

 

Philippe Chauché a lu Tina

 

 

19 janvier2018

 


 

Caroline Doudet a lu Tina

 

19 janvier 2018


 

 

 


 

 "Roman bref, mais intense, dans la langue et son phrasé,  qui viennent scander certaines scènes, relèvent le rythme des moments d'amour, accélèrent celui des scènes d'action, et le ralentissent au moment des souvenirs."

Nicolas Rebière

 

19 janvier 2018: Théâtre de L'Oulle

 

 


Echange avec Philippe Chauché autour de Tina

 


 

La tchatcherie espatarouflante

(photos:Céline Zug)

 

 27 janvier 2018

 

 

 


Tina et la Tournée des grands d'Oc

dans la Nouvelle République des Pyrénées

journal le plus lu par les ours

 

 

 

 

"Christian Laborde raconte dans Tina l'histoire d'une femme libre dans un pays qui ne l'est pas. Un roman qui se déroule à Lussac, pendant la Seconde guere mondiale mais pose des questions toujours d'actualité."

Jacque Pessis

 

 

 "Magnifique roman, court et haletant, triste et gai à la fois, écrit avec beaucoup de poésie. Dès les premières lignes, on est aspiré dans la fuite de Tina, subjugué par son pouvoir de séduction et sur la lumière qu'elle dégage dans une période  si sombre de l'Histoire"

MAXX

 

28 janvier 2018


 

 Je réponds aux question d'Eddy Caekelberghs dans son émission Majuscules

 

2 février 2018

 

 

 

 

Le papier de Pascal Schouwey sur son blog

 

 

11 février 2018

 

 

 

Christian Laborde et son émouvante "Tina"

Ecrivain à la plume chaleureuse et débordante, jongleur de mots et infatigable "tchatcheur", volontiers irrévérencieux mais également plein d'empathie pour son prochain,  Christian Laborde publie "Tina", roman sentimental, érotique et poétique qui nous plonge dans un passé pas si lointain. La france est occupée par les cheminses brunes mais Tina veut vivre libre. sa maison est réquisitionnée et il lui faudra fuir. Direction Toulouse et l'espoir d'une nouvelle vie. Il y est question de liberté, encore et toujours, un thème évidemment très actuel.

 

5 mars 2018

 


 

 

Voyage au bout de la nuit: lecture de Tina

 

 

Dimanche 11 mars

Présentation de Tina au JT de France 3 Midi-Pyrénées

 

 

 

Tina

11 mars 2018


 

La belle écriture épurée de Christian Laborde

Un roman de Christian Laborde est toujours attendu avec impatience. Car ses lecteurs savent bien que, jamais, il ne laissera insensible. Christian Laborde, poète avant tout, musicien des mots, est toujours là où on ne l’attend pas. Là, avec les amours torrides entre un professeur et l’une de ses jeunes élèves ; ici, défenseur de lance Armstrong ; un peu plus loin biographe de Renaud ; et, toujours, ami et laudateur (à juste titre) de l’immense Claude Nougaro ; puis au côté du champion cycliste Robic…Insaisissable Christian…

Son personnage, Léontine, dite Tine, dite Tina, est ici ciselée avec une infinie précision.(« Léontine est le prénom qui figure sur sa carte d’identité, le prénom que prononçait la maîtresse d’école quand elle l’envoyait au tableau », confie l’auteur. « Tine, c’est le diminutif que lui donne sa famille, notamment sa  grand-mère. Et Tina, c’est le prénom qui lui fabrique Viktor, qu’elle rencontre à Toulouse où elle s’est cachée pour échapper aux tondeuses de l’Epuration. Elle est à la fois Léontine, Tine, et Tina, insaisissable. ») Sa rousse chevelure(qui est peut-être en sursis), nous est décrite par le menu ; ses relations avec le glacial et assez répugnant lieutenant allemand Karl Shäfer, également. Ce bon ami d’Outre-Rhin vivait dans une chambre de la maison de la mère de Tina, réquisitionnée par l’envahisseur. Shäfer aime la poésie en général et Verlaine en particulier(c’est incroyable comme les zélés membres de l’armée allemande et les nazis ont aimé nos poètes !). Il parvient à séduire Léontine et à la glisser dans son lit.(L’Allemand sait être envahissant et faire preuve d’autorité.) La pauvre le paiera chèrement et abusivement : des résistants de la dernière heure la poursuivront et voudront réduire à néant sa rutilante et moussue chevelure. Grâce notamment à son ami Gustin(que l’on considère comme l’idiot du village), Tine parviendra à fuir. Elle se sauvera à Toulouse, sera protéger par des religieuses(elle aura une sensuelle histoire d’amour avec l’une d’elles, sœur Cécile, travaillera dans une boulangerie-pâtisserie, croisera Viktor, un jeune poète apatride, résistant, et vivra avec lui des folles amours flamboyantes et subreptices. Lorsqu’on lui demande comment lui est venu l’idée de ce livre, l’écrivain de Pau, répond : «  Un jour où je mettais un peu d’ordre dans les livres, dans les piles de livres – je suis un peu…labordélique !-, je suis tombé sur Au rendez-vous allemand, le recueil de poèmes de Paul Eluard, je l’ai ouvert et j’ai relu le poème qui commence ainsi : « Comprenne qui voudra/Moi mon remords ce fut/La malheureuse qui resta/Sur le pavé/la victime raisonnable/ A la robe déchirée »…Eluard évoque une de ces femmes tondues à l’Epuration…Et j’ai eu envie de lui donner un visage…Un visage et un prénom : elle s’appelle désormais Tina. »Christian Laborde mène son court roman tambour battant pour nous donner à lire une manière de long poème en prose. Du grand art. Vivement conseillé.

Philippe Lacoche

 

17 mars 2018

 

 

 

 

Tina, femme libre de Laborde

C'est un roman assez court - 128 pages -, mais qui vous hante longtemps après en avoir achevé la lecture. "Tina" est le nouveau roman de Christian Laborde, écrivain et fan de vélo, est c'est une merveilleuse réussite. 1945. Tina, " femme libre dans un pays qui ne l'est pas", doit quitter, la nuit tombée,  son village de Lussac: elle est recherchée pour avoir "couché avec un boche". Direction Toulouse. Là, dans la solitude feutrée d'un couvent, elle va retrouver le goût de vivre...et puis l'amour....Cette jistoire d'une renaissance est sublimée par l'écritude splendide et profonde de Laborde, équilibriste et funanbule du verbe, qui colle au plus près de l'émotion en déployant des trésors de tendresse et de poèsie."Sa robe flottant autour de ses cuisses comme un pétale de coquelicot": des phrases comme celle-là, "Tina" en est gorgé. C'est une écriture qui a du rythme et du swing. Son grand ami Nougaro lui avait dit un jour: "Toi, tu es un mot-sicien.".

Yves Garay

 

Dimanche 20 mai 2018

 

Je signe Tina et  je tchatche aux Belles pages de Guéthary

 

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