Christian Laborde

> Livres > Poulidor by Laborde

Poulidor by Laborde

le 07/10/2020

 

 

Poulidor by Laborde

 

 En librairie le 12 novembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 14 octobre 2020

 

 


 

Le philosophe Olivier Haralambon, auteur de « Le Coureur et son ombre"(Ed. Premier Parallèle), se penche sur mon cas syllabique et annonce la sortie prochaine de « Poulidor by laborde », sur le site de Vélo magazine.

 

 

Après avoir tant écrit sur le Tour et sur les grimpeurs, voici que Christian Laborde consacre un livre au plus grand des sprinters de l'après-guerre, André Darrigade (Darrigade, éditions Rocher), champion de France, champion du monde, vainqueur des Six Jours de Paris, héros du Tour de France (de 1953 à 1966), remportant 22 étapes, s'emparant tantôt du maillot jaune tantôt du maillot vert.

 « Le sprint est affaire de vent, je voulais un livre éolien », explique l'écrivain pyrénéen qui, pour avoir été bercé au récit des exploits montagnards de Gaul ou de Bahamontès, garde le souvenir tout aussi vif des critériums régionaux qu'il allait voir disputer, la main dans celle de son père. « Des courses nocturnes, à Vic-de-Bigorre ou à Maubourguet, où les primes se disputaient à chaque tour, sur l'avenue centrale du bourg, sous les platanes et sous les lampadaires. J'étais collé contre la barrière, protégé par mon père, et je me souviens du sifflement des boyaux lors des sprints. Du son de la gomme ! »

Dans la vie de Christian Laborde, tout est affaire de son, à commencer par l'équilibre d'une phrase, qui ne repose pas tant sur le sens que sur la musicalité. « J'ai un souci du son. Du sens, on en trouve, on en trouve partout, même au bistrot. Mais faire sonner la langue, c'est une autre affaire. »

Alors chez Laborde, les locutions se bousculent et se disposent comme autant de motifs mélodiques. On ne compte plus les phrases qui semblent ouvrir une chanson. D'ailleurs on n'est pas loin de penser que le surnom de Darrigade - « Dédé-de-Dax » ! -, qui pète comme un riff de cuivres, eût fourni à l'auteur un motif suffisant pour commencer un livre.

Au fil des pages et de l'ascension à plat de « Dédé-de-Dax », se déploie un usage outrancièrement jouissif de la langue, que n'aurait pas renié ce grand ami de Laborde que fut Claude Nougaro, dont le fantôme se promène entre les lignes. Ici l'écrivain écrit pour être lu à voix haute, pour être articulé, lui qui revendique une influence flaubertienne, « côté gueuloir » [Flaubert appelait son « gueuloir » la pièce où, infatigablement, il se relisait à voix haute], et qui confesse (se) réécrire beaucoup.

Ainsi, à propos de deux coureurs échappés, lit-on ces mots qu'on entendrait volontiers tomber des lèvres du défunt chanteur : « les deux loustics envoient le steak ». Ou bien « c'est l'automne, c'est l'hiver, Darrigade roule sur son Roquebert. »

Christian Laborde écrit sur le cyclisme et la musique, sur le sexe aussi. Sur le corps autrement dit, sur la chair, qui jusqu'à preuve du contraire enferme l'origine du langage et de l'affection. On écrit comme on grimpe, ou comme on sprinte : avec son corps. Comme Darrigade, « de toute sa puissance, de toute sa viande landaise ».

Car le son premier, dans la vie d'un homme, le son par excellence, c'est la voix bien sûr. « Il y a une partie de la bouche qui se nomme le palais, ça n'est pas pour rien. La noblesse est dans la bouche », affirme celui qui fut un enfant  « couronné de voyelles. Des bouquets de I, avec Coppi, Bartali, Magni, des bouquets de A avec Learco Guerra, Vincente Trueba "la puce de Torrelavega", des bouquets de O avec Vietto, Mastrotto. »

D'où vient cet amour effréné du Tour de France et de ses héros ? Pardi, il vint avec les mots du père. Un père qui, ayant participé au débarquement en Provence n'en parlait jamais, et qui, passant sous silence son propre héroïsme, le transposait dans les récits cyclistes qu'il délivrait au coin du feu, dans la cuisine, siégeant à l'autre bout de la toile cirée. Dans la tête de l'enfant, les héros sortis de la bouche du père font écho aux héros de l'instituteur. Coppi et Robic le disputent aux Trois Mousquetaires, et à Constance Bonnassieux.

Émerveillé à vie, Christian Laborde n'écrit, au fond, que parce que ce formidable conteur de père n'est plus là. Mobilisant toutes les sonorités, « les mots gascons de ma grand-mère, le latin du curé, l'espagnol du maçon réfugié de la guerre d'Espagne et le français de la république. »

Pour autant, il n'est pas l'écrivain d'un cyclisme nostalgique, et récuse toute opposition entre un âge d'or révolu et un cyclisme actuel dévoyé, réduit à l'ombre de lui-même par le spectacle ou le commerce. Pour lui, l'effort du cycliste porte un noyau d'éternité, inaltérable, et les champions actuels ne sont pas moins valeureux que leurs aînés. « Le reste, heureux ou malheureux, c'est l'habillage de l'époque. » Il ne juge pas. Voilà pourquoi il a écrit sur Indurain ou sur Armstrong. « Mais, ajoute-t-il aussitôt, pour écrire sur Armstrong,il faudrait quelqu'un comme James Ellroy. Ce serait formidable. »

Cet été, à Tulle, Christian Laborde s'est mis en scène. Accompagné de l'accordéoniste Gilles Puyfagès, il a dit, il a articulé, il a gueulé, il a chanté « Poulidor by Laborde ». Et le texte écrit paraît le 15 novembre prochain.

 

5 novembre 2020

 


 

 

 

 

 

Jeudi 12 novembre 2020

 


 

Poulidor by Laborde : la Creuse

 

 Vendredi 13 novembre

 

 

Poulidor by Laborde: Saint-Léonard-de-Noblat

 

 

 France 3 Limousin, JT12/13

 

 

 


 

C'est ici

 

 

17 novembre 2020

 

 

Quand Laborde se frotte à « Poupou »

 

On le sait Laborde n’a pas peur de  s’attaquer aux sommets, surtout s’ils sont pyrénéens. Mais cette fois, il s’attaque à L’Olympe. Plus que Darrigade, héros de son dernier livre, davantage que Robic, qu’il a surtout sorti de l’oubli – et à raison -  l’écrivain bigourdan installé à Pau poursuit ses eaux-fortes littéraires sur les champions de son enfance, en abordant cette fois le monument Poulidor.

On dit monument tellement « Poupou » fut une légende, un indépassable dans le cœur du public. Jamais, peut-être, aucun coureur cycliste n’aura vu son nom propre devenir à ce point un substantif, un nom commun qui sonne à toutes les oreilles. Quel gamin parmi les générations X – pour les Y et les Z, on l’ignore – ne s’est-il pas entendu lancer « Vas-y Poupou ! » alors qu’on venait à peine de lui enlever les petites roues ? Peu de champions finalement, à part Fangio, auront connu cette gloire de s’introduire dans le langage commun. Poulidor est de ceux-là, ce qui n’a pas échappé à Christian  Laborde.

« Il faut savoir qu’il recevait, au sommet de sa gloire, au début des années60, 1 500 lettres par jour. Vous imaginez, comme Brigitte Bardot ! », s’émerveille encore l’écrivain. Poulidor, symbole d’une certaine France des Trentes Glorieuses, idolâtré par celle-ci, même si Merckx ou Anquetil lui ont toujours volé le podium sur l’épreuve-reine, le Tour.

Le livre de Laborde est pourtant un plaidoyer pour Poulidor, et un réquisitoire contre l’idée reçue de l’éternel second. « Il totalise 389 victoires, il a remporté Milan-San-Remo, la Vuelta, La Flèche-Wallonne, Paris-Nice…Certes, il n’a jamais gagné le Tour, il n’a même jamais porté le maillot jaune. Mais pourtant, il a été huit fois sur le podium. Un seul peut s’en vanter, on n’ose prononcer son nom aujourd’hui, c’est Lance Armstrong, développe Christian Laborde. Mais à l’époque il avait face à lui Anquetil puis Merckx. A chaque fois tout s’est joué à une poignée de secondes. »

Si le destin  a privé Poulidor de l’épreuve-reine, il aura au moins ravi tous les cœurs. Le Poulidor de Laborde, outre l’œuvre profondément littéraire qui entoure l’admiration d’un écrivain pour un champion, tente d’expliquer la légende, remonte à l’enfance en Limousin d’un fils de métayers qui s’extraie de la glaise à la force des mollets. Une histoire française des années 60, qui vient tutoyer l’ordinaire comme le grandiose, et explique, sans doute, la popularité finalement jamais égalée de Poulidor.

Nicolas Rebière

 

 


 

 

Poulidor encore et toujours !

 

Magnifié par la littérature sportive, déifié par le grand public, idolâtré par les cyclos, Poulidor le magnifique n’en finit plus de susciter dévotion et édition. Cette fois c’est Christian Laborde qui s’y colle. Avec un livre pas tout à fait comme les autres…

Inspiré du One-man-show Poulidor by Laborde, voici un livre hommage déluré, allègre et pertinent qui réinterprète avec verve l’épopée du plus populaire des champions français, ce Raymond Poulidor dont on vient de commémorer le premier anniversaire de la disparition. C’est le romancier et poète Christian Laborde qui s’y colle naturellement. Avec un choix d’épisodes marquants et d’anecdotes révélatrices transformés en chapitres romanesques. Voici notre Poulidor avouant à son directeur sportif Antonin Magne qu’il ne possède ni passeport ni carte d’identité et qu’il ne pourra donc pas disputer le Milan San Remo 1960. Qu’à cela ne tienne, Magne l’expédie en Aquitaine pour courir la classique Bordeaux Saintes. Poulidor l’emporte et prend date pour le Milan San Remo de l’année suivante. Un Milan San Remo qu’il remporte face au surpuissant Rick Van Loy, le fameux Rick II, alias l’Empereur d’Herentals. Et cela après avoir crevé un boyau à 70 kilomètres de l’arrivée et menacé d’abandonner. Laborde, inspiré comme aux plus beaux jours de sa longue carrière, sélectionne avec soin les épisodes de son récit à la gloire de celui que les Français acclament. Pas seulement les victoires, bien plus nombreuses que ne le laisse penser son surnom d’éternel second, mais aussi et surtout les faits révélateurs d’une vie où se mêlent les notions de terroir, de sincérité, d’humilité, d’enthousiasme et de mélancolie. Face au destin qui souvent l’accable, Raymond Poulidor n’est pas un jouet fragile mais plutôt un rebelle. Un personnage de roman justement. Un personnage à la Laborde. Inoubliable évidemment. Et diablement picaresque ! N’en déplaise à Merckx qui, tout cannibale qu’il est, subira souvent le joug d’un Poulidor se jouant des années comme des pourcentages. Dans Paris-Nice comme sur le Tour. Comme ce 15 juillet 1974 au Pla d’Adet où il s’impose avec panache dans la plus belle étape de montagne.

Salvatore Lombardo

 

18 novembre 2020

 

 

 

19 novembre 2020

 


 

 

Combien sont-ils ces ouvrages consacrés à Raymond Poulidor, disparu le 13 novembre 2019 ? Tout, ou presque, a déjà été écrit sur la vie et l’œuvre du champion français… Vraiment tout ? En fait, non… Parce que si Christian Laborde a également choisi Poupou comme héros de son ouvrage, il y est met tout son cœur. Et, surtout, ses mots. En septembre dernier, l’écrivain passionné de cyclisme et du Tour de France, choisissait de rendre hommage à Raymond Poulidor à travers un spectacle où il racontait la vie de ce coureur aux origines modestes devenu l’un des sportifs français les plus populaires de tous les temps. Ce livre est l’adaptation de ce récit que l’auteur avait alors conté, seul sur scène. Parce qu’il s’agit bien d’un récit et non d’une simple biographie. L’émotion est là, palpable. Page après page. Des pages que l’on a envie de lire à voix haute. Pour le partager. Pour mieux l’apprécier. Pour redonner vie à son héros. Pour accompagner ce dernier tout au long de son parcours. Parce qu’il est là, avec nous. Avec son maillot Mercier. Son sourire. Son punch. Non, il ne s’agit définitivement pas d’un énième ouvrage sur Raymond Poulidor. C’est bien plus que ça…

 

 

20 novembre 2020

 

 


 Poulidor? Encore!

 

Source inépuisable d’inspiration, Raymond Poulidor, un an après sa mort du 13 novembre 2019, continue d’être conté et raconté. Cette fois, c’est l’écrivain poète, romancier, pamphlétaire, chroniqueur -et plus si affinités- Christian Laborde, qui s’y colle. Avec un plaisir nullement dissimulé, qui jaillit et rejaillit à chaque coin de phrase, de rime, de verbe. C’est aussi la force de ce petit bouquin dont l’une des facettes est de tordre le cou à la légende de l’éternel deuxième. Avec Laborde, « Poupou » est d’abord un vainqueur et quel vainqueur ! L’auteur nous régale de titres de chapitres incitatifs, tels « Milan San-Raymond », qui évoque l’un des plus éclatants succès du Limousin, « Purple Poupou » ou « Rap à Poupou ». Le trait est parfois un peu forcé et les métaphores un peu fortes, mais l’ensemble n’en demeure pas moins un petit régal rapidement consommé avec gourmandise sur une centaine de pages. Poulidor ? Encore !

 

 

 

 

 A propos de Raymond Poulidor sur Radio Vassivière

Contact