Christian Laborde

> Livres > L'ange qui aimait la pluie

L'ange qui aimait la pluie

le 07/07/2010

ange

ange_pluie_minicommander_fnac

« Aucun coureur, jamais, n’a grimpé les cols comme Charly Gaul. Jean Alavoine, Vicente Trueba, René Vietto, Gino Bartali, c’était l’épopée. Gaul, c’est l’épopée et la danse, l’harmonie, l’étoile dont la légèreté, la grâce suggèrent que nous aurions des ailes…»

Portrait romanesque de Charly Gaul, un des champions du Tour de France, avec documentation (p. 167-200). Grand prix de littérature sportive 1994 (France).

« Si vous avez oublié Charly Gaul, il faut lire le merveilleux ouvrage que Christian Laborde vient de lui consacrer. C’est lyrique, drôle, haletant. C’est plein de métaphores admirables, dont même les marques de vélo servent de prétexte. Ecoutez voir, par exemple, pour ceux qui savaient que c’était la Ferrari des deux roues—et Bobet avait gagné deux fois le Tour dessus : « Helyett. Helyett ! On dirait un prénom de femme, un nom d’oiseau, Alouette. » On dirait du Francis Ponge, ou de l’Apollinaire (…)

Christian Laborde a d’abord connu Gaul par son père, par transmission orale. Comme il dit : « j’ai été vacciné par un rayon ». Ce qui ne l’a pas empêché de garder la maladie du Tour de France, cette fièvre endémique qui revient toujours au mois de juillet, avec les cheveux rouges d’Yvette Horner et les feux d’artifice de notre prise de la Bastille. Cela valait bien que ce troubadour impétueux mette toutes ses qualités de style et d’imagier au populisme raffiné au service du Tour de France. Ce sont peut-être les qualités même de l’écrivain qui font aussi les champions cyclistes, la solitude, l’endurance, l’affrontement avec les forces élémentaires. »

Jean-Edern Hallier in Paris Match, 1994

Contact