Christian Laborde

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Diane

le 14/01/2016

 

Je déboule en librairie avec un recueil de nouvelles. La Femme... Son corps. La musique. Eros. Le tempo. Eloge du bref...

 

 

 

J'ai publié des romans  - L'Os de Dionysos, Le soleil m'a oublié - , des poèmes - Vélociférations -, des récits - L'ange qui aimait la pluie -, des pamphlets - Corrida basta -, des chroniques - Collector -, et même un dictionnaire - Dictionnaire amoureux du Tour de France. Mais je  n'avais jamais publié de nouvelles. C'est chose faite avec Diane et autres stories en short.

Les Français disent "nouvelles", les Anglais disent "short stories", et moi je dis "stories en short". Pourquoi "stories en short"? Parce que les héroïnes de ces "stories" portent chacune un "short".

Il y a le short noir d'Irène, la ravissante volleyeuse qui monte au filet.

Il y a le short également noir de Florence à qui un homme, surmontant sa timidité, réussit à dire quelques mots à propos d'une chorégraphie de Michael Jackson.

Il y a le short gris de la demoiselle qui lit Hantises de Joyce Carol Oates à la terrasse du Gotico bar.

Il y a le short vert de la jeune anarchiste qui écrit sur les murs: "Nous cassons vos vitrines parce que vous cassez nos vies."

Il y a le short à revers de Mathilde qui fait la connaissance de son futur amant au rayon "Biscuits" à Auchan.

Qui sont ces jeunes filles, ces femmes? Ce sont des femmes d'aujourd'hui, vivant la vie d'aujourd'hui, jeune fille révoltée comma la jeune anarchiste, jeune fille égarée comme Alice, jeune femme quittée comma Laetitia, se prostituant de temps en temps comme Lucie, ou lycéenne aux allures de Lolita comme l'héroïne de "Cigarette". Ces jeunes femmes, comme les hommes qu'elles rencontrent n'ont aucune ambition sociale, s'en tiennent à leur fête intime, à l'instar de l'amant de Lucie, laveur d'avions qui ne s'est pas inscrit sur les listes électorales pour ne pas avoir à siéger comme juré dans un tribunal.

Ces jeunes femmes font une rencontre, une rencontre amoureuse. Et la rencontre est bel et bien le sujet de chaque "storie en short". La rencontre et l'érotisme. Les héroïnes se débarrassant toutes de leur short, le corps féminin est, dans ces texte, vu, regardé, décrit. Ces "stories" sont donc sensuelles, érotiques. Une information d'ordre anatomique. Si, s'agissant du corps féminin, tous les seins sont dignes de foi, Diane n'en demeure pas moins une célébration des poitrines menues qui sont les grandes oubliées des magazines, du cinéma et de la littérature.

 

Une remarque sur l'érotisme. Il n'y a pas ici, dans ces textes frais, souples, de prise de tête sorbonnicole, l'amour et la mort, Eros et Thanatos. Il n'y a pas non plus de "plan cul", de "passion que l'on gère" pour employer la langue comptable dont on use aujourd'hui pour parler, en la dégradant, de la relation amoureuse. Qu'y a-t-il donc, ici? Il y a la langue de L'Os de Dionysos, c'est à dire un érotisme solaire, sacré, presque liturgique dans certaines "stories".

Un mot à propos de la littérature érotique, puisque c'est d'elle dont il s'agit. Hier encore, la littérature érotique jouissait, si l'on peut dire, d'une aura subversive. Vous décriviez un corps de femme et vous aviez droit à un procès. Ces temps-là sont terminés. Chacun peut écrire ce qu'il veut, sur fond de prolifération pornographique, d'orgasme obligatoire, et de marchandisation spectaculaire des corps. Pour exister, se distinguer de ce flot d'images sans profondeur et de ces mots commerciaux, la littérature érotique, avant d'être érotique, se doit d'être d'abord de la littérature.

Il n'y a pas de différence entre une cigarette et la nuque d'une femme. Toutes deux commencent à exister au moment où elles sont saisies, la première par le langage de Francis Ponge dans Le parti pris des choses, la seconde par celui d'André Breton dans son poème somptueux Union libre.

 

Diane et Marie-Josée Croze

 

Marie-Josée Croze est la première lectrice de Diane et autres stories en short. Elle est photographiée par l'écrivain Roland Jaccard

C.L.


 

 

  Le short si court de Diane entre les doigts si longs de Marie-Josée Croze, et le reste se met à compter pour du beurre.

 

 

Diane dans le Figaro


 Christian Laborde s'essaie à la nouvelle érotique

"L'écrivain a publié des romans, des poèmes, des pamphlets, des récits, et même un dictionnaire, mais il n'avait jamais publié de nouvelles. Ce sera chose faite, en mai, chez Robert Laffont, avec Diane et autres stories en short. Les Français disent "nouvelles", les Anglo-saxons, "short stories", et Christian Laborde "stories en short". L'auteur de L'Os de Dionysos propose 17 textes érotiques dans lesquels le corps féminin est célébré. Par ailleurs, la revue poétique Chiendents consacrera une de ses prochaines livraisons à Christian Laborde, avec au sommaire notamment le texte que  Frédéric H. Fajardie avait écrit sur l'auteur de Gargantaur.

(5 mars 2012)

 

Diane sur le site de la FNAC

 

 

"L'érotisme, c'est le cinéma intérieur des êtres humains", dit Philippe Sollers.

Allez au cinéma avec Christian Laborde. Vous allez aimer le film.

Nous disons "nouvelles", les Anglais "short stories" et l'auteur "stories en short". Pourquoi? Parce que les héroïnes de ces dix-sept histoires érotiques portent chacune un short. Il y a le short noir d'Irène qui  joue au volley-ball, celui de Florence à qui un homme éperdu réussit à dire quelques mots; Il y a le short vert d'une jeune anarchiste, celui que Rebecca retire dès qu'un orage éclate, le short à revers de Mathilde qui rencontre son  futur amant au rayon "Biscuits" à Auchan, etc.

Un homme ou une femme fait l'amour autant avec son imagination qu'avec ses organes. Ici l'imagination procède naturellement des mots, c'est-à-dire du style de Christian Laborde, léger mais précis, rapide mais brillant, quand il met en scène les objets du désir. Que démontrent ces délicieuses et excitantes nouvelles? Que l'érotisme, omniprésent dans la société actuelle, reste une voix personnelle, presque indéfinissable. Il appartient pour chacun d'entre nous au domaine du rêve. En ce sens, il est le contraire de la pornographie qui montre alors que l'érotisme suggère.

Voici un livre très suggestif et attachant parce que s'y mêlent avec un grand charme le trouble des héros, les coups de tonnerre de la passion sensuelle et même l'amour des bons livres.

 

 Exergue

En exergue à "Diane", ces vers de Philippe Léotard:

"Souviens-toi, je savais seulement te sourire

Et ne suivais ma soif que le long de tes dents"


 et ce mot d'Ornella Muti:

"J'aime la peau."

 

Seins

"L'auteur, tu sais ce qu'il dit?

- Non je ne sais pas ce qu'il dit.

- Il dit que les poitrines menues sont les plus troublantes, les plus émouvantes, sans doute parce qu'elles empêchent l'enfance de mourir."

extrait de "La maison de l'orage" in Diane et autres stories en short


"Les petits seins, il faut que je vous dise, me coupent mes moyens. Ils m'émeuvent, me bouleversent, les petits seins. Pourquoi? Je l'ignore. Les autres, ceux qui font tout pour se faire remarquer, c'est à peine si je les regarde. Les hommes préfèrent les gros seins. C'est ce qu'affirme les magazines. C'est ce que les femmes croient. A moi, on ne m'a jamais demandé mon avis. Une chose est sûre: les filles qui se font poser des implants ont a priori peu de chance avec moi. Moi, j'aime le sourire de celles qui ont de petits seins. Sur la plage, sous le soleil, ils sont taquins, les petits seins."

Extrait de "Pochoir", in Diane et autres stories en short


Un baiser

" Elle s'avance. Je la suis. Elle se retourne. Nous sommes face à face. Elle vient vers moi. M'embrasse. Tendrement. Et il y a dans sa bouche tout ce qu'il y a dans son sourire, du pur, de l'eau, l'enfance."

Extrait de "Luce et Lucie", in Diane et autres stories en short.


 

Bande originale de Diane

Les sons, la chanson, la musique sont présents dans Diane et autres stories en short. Morceaux que fredonnent certains personnages, paroles inscrites dans le texte lui-même

 

Dans Diane, on écoute, on entend

Dominique A

Alain Bashung

Anna Calvi

The Do

 Fyfe Dangerfield

Serges Gainsbourg

Jacques Higelin

Michael Jackson

Léo Ferré

Eddy Mitchel

The Moody Blues

The Do

 

 

Hommage

Dans une page de "Diane" hommage est rendu aux soeurs Tatin

 

Diane et les livres

Un personnage de "Diane" lit:

Un personnage de "Diane"  ouvre:

 Un personnage de "Diane" feuillette


Diane et le cinéma

Il est question, dans "Diane",  des films de Woody Allen, de Terrence Malick, de Baz Luhrmann , de "The Wrestler" de Darren Aronofsky, et d' American beauty de Sam Mendes.


 Diane et la photographie

 

Le narrateur, croisant une des héroïnes de "Diane",  songe aux Japonaises blessées de Romain Slocombe.


A l'ombre des jeunes filles en short

par Arnaud Le Guern

L'été, décidément, se fait attendre. L'été me manque. L'été, c'est souvent les bords du Lac Léman, comme dans un roman de Modiano. L'été, c'est le soleil sur le balcon de la Villa familiale et sur la plage des Mouettes, l'ombre en terrasse de l'hôtel des Cygnes. L'été, c'est la goutte d'eau douce qui caresse le grain de beauté entre les seins de miss K. L'été, c'est Christophe chantant la Dolce vita, Sébastien Tellier nous invitant à déguster des Pépitos bleus. L'été, c'est les verres de rosé à  l'heure de suspendre le temps, pas n'importe quelq rosés: L'Apostrophe de Jean-Christophe Comor, L'Anglore d'Eric Pfifferling ou L'Avis de vin fort de Catherine et Pierre Breton.  L'été, c'est ne rien faire, c'est-à-dire griffonner quelques mots sur un carnet Moleskine, paresser et lire "Physiologie des lunettes noires", "Traité des élégances, I " ou "Une fille pour l'été".

L'été, justement, c'est les filles, les jeunes filles, leur peau hâlée, leur caraco, leur haut e bikini, leur short en jeant révélant de longues jambes où se lover. Il pourrait s'agir d'Eva Amurri allongée sur le bureau de Hank Moody dans "Californication".

 

Il s'agit surtout de la délicieuse anonyme posant, de dos, sur la couverture de "Diane et autres stories en short", recueil de nouvelles de Christian Laborde

 

Je tourne les pages de "Diane", j'y retrouve la même grâce érotique que dans "L'os de Dionysos".  Laborde est à l'assaut des émotions, il caresse et, sculptées par sa langue, apparaissent des héroïnes qui, toutes, portent un short, dont elles se parent ou qu'elles font glisser, avant, pendant, après l'amour. Il y a Rita, qui s'offre à son appartement dans un grand appartement avec vue sur la mer;Anne, qui aime les jeux coquins de Ladislas;Lucie, lectrice de Carver, qui s'appelle aussi  Luce quand le désir se monnaye; Laetitia, sensuelle comme une Lolita gainsbourgeoise découvrant le plaisir entre les cuisses d'une nageuse bronzée;Irène, volleyeuse craquant pour la mousse au chocolat; et Diane, bien sûr, Diane aux paupières bleues, Diane aimant Sagan et Paul-Jean Toulet, Diane en maillot de bain, Diane nue, Diane apeurée.

Je tourne les pages de "Diane et autres stories en short, tout est beau, chaud, sexy: l'été est enfin là.

ALG

 1 semaine avant l'élection

Le journal qui ne parle pas des candidats

 mercredi 25 avril 2012

 

 

 Laborde, très érotique

 

par Jean-Marc Le Scouarnec

Frère de tchatche de Nougaro,  fou de vélo(version cols pyrénéens), biographe de Renaud, Christian Laborde aime par-dessus tout évoquer la sensualité des femmes, leurs attraits diaboliques, leur perversité fascinante. Avec "Diane et autres stories en short"(sortie le 7 mai chez Robert Laffont),  l'écrivain sudiste met le cap sur l'érotisme, sur ces jeunes profs qui titillent l'imagination des élèves, sur ces voisines qui demandent un petit service et parfois beaucoup plus. 17 nouvelles qui épousent le corps du désir avec gourmandise. A déguster...ou à dévorer.

JMLS

La Dépêche  du Midi,  vendredi 4 mai 2012

 

Renouveau de la nouvelle

 

Par Jean-Guy Soumy


 Le genre de la nouvelle et ses contraintes attirent aujourd'hui de nombreux écrivains. Si ce format bref revient à la mode, c'est peu-être parce qu'il est en harmonie avec la scansion des temps modernes


 Le format et les contraintes du genre semblent bien convenir au style tonique, dru, inventif et solaire de Christian Laborde. " Diane et autres stories en short" est un recueil de dix-sept short stories mettant en scène des jeunes femmes portant toutes ce marqueur vestimentaire de l'imaginaire masculin.

Il faut "voir Hélène en chaque femme". Ce conseil de Méphistophélès à Faust, Laborde l'a fait sien. Ravisseuses ravies, les égéries de son univers pssèdent la fragilité et la duplicité qui va avec. Le pouvoir d'invention qui passe par les gestes, les silences. Il demeure en ces femmes agissantes une liberté rescapée de l'enfance." Un jour, en traversant l'open space, je passais à hauteur de son bureau[...] elle se confectionnait un chignon dans lequel elle planta, en guise d'épingle, le crayon à papier, mince et laqué, qu'elle avait à la bouche. C'était beau, je ne sais quoi dire de plus, à part que j'ai jamais vu de doigts aussi fins, aussi longs".

"J'aime la peau", a dit Ornella Muti, ainsi qu'il est rappelé en excergue du recueil. " J'aime les mots, pourrait ajouter CHristian Laborde.

J-G SOumy

Le Populaire du Centre, jeudi 4 mai 2012

 

 

 Des stories en short


 

Un recueil de 17 nouvelles érotiques signées Christian Laborde. C'est gracieux et sans graisse!

par Serge Bressan

 

 En ouverture une citation " J'aime la peau", empruntée à Ornella Muti. Et puis, une dédicace perso en forme de clin d'oeil: " Dans la vie il n'y a pas que le maillot jaune de Charly Gaul. Il y a aussi - et surtout! - le short des jeunes filles".

Autant dire qu'il y a là deux motifs suffisants pour la lecture de "Diane et autres stories en short", le nouveau livre de Christian Laborde. Souvent, il a été comparé à Claude Nougaro. Originaires de la même région de France, tous deux jonglent avec les mots, dansent avec la langue française, ondulent le long des phrases.

Laborde, on le connaît et le suit depuis "L'homme aux semelles de swing"(1984), ou encore "L'Os de Dionysos" (1987) - il enchaîne parfois le moins bon, souvent l'excellent. Comme en cette fin de printemps avec ce recueil de 17 nouvelles.

En quatrième de couverture, l'éditeur annonce: " Les Français disent "nouvelles", les Anglo-Saxons "short stories", et Christian Laborde "stories en short. Il est vrai que les héroïnes de ses 17 nouvelles portent chacune un short..."

Et Laborde de démontrer que le short peut être un vêtement furieusement sexy. Délicieusement érotique. Le grand talent de l'écrivain, tout au long de ces nouvelles, est bien là: jamais vulgaire, jamais grivois, tout dans l'élégance. A travers les stories en short de Diane, Irène, Florence, mathilde ou encore rebecca, c'est avant tout le corps féminin qui est magnifié par Christian Laborde

Serge Bressan

Le Quotidien du Luxembourg

9 mai 2012

 L'homme qui aime la femme

par Bernard Morlino



 

On connaissait "L'homme qui aimait les femmes", le film de François Truffaut. Voici "L'homme qui aime les femmes", le nouveau livre de Christian Laborde. Ou mieux encore: "L'homme qui aime la femme." Cela pourrait s'appeler: "A l'ombre des jeunes filles en short"...mais cela se nomme "Diane et autres stories en short." Il y a un jeu de mots car " short stories" cela signifie "nouvelles" en anglais. Le livre nous en propose dix-sept, rondement menées.

La vidéo d'Anna Calvi [ ndlr: mise en ligne sur le blog de B. Morlino en illustration de l'article]n'est pas un hasard. La chanteuse traverse le livre dans "La copie". Anna Calvi intervient sous forme de CD dans la voiture d'une prof qui écoute "Desire" à tue-tête. Nous voici dans une version revisitée  de "Mourir d'aimer". Tout est dans les interstices. La narrateur du livre, notre Charles Denner sans visage, est un fondu de shorts comme Fellini l'était des seins.

La prose de Christian Laborde fait naître beaucoup d'images mais surtout celles qu'il ne décrit pas Il a un grand pouvoir d'évocation sans avoir besoin d'allumer la lumière de la chambre. Question sensualité, on pense plus aux photos de Jean-François Jonvelle qu'à celles de Newton ou celles d'Hamilton. Les femmes de Laborde font surgir le merveilleux du quotidien et absolument pas de mises en scène faussement hard ou sirupeuses et donc grotesques.

 

"Le meilleur dans l'amour c'est quand on monte l'escalier". J'ai longtemps cru que cette phrase était de Sacha Guitry ou de Jules Renard, mais non, elle est de Georges Clemenceau. Elle aurait pu servir d'exergue à la farandole de belles éveillées nées dans l'esprit de Christian Laborde.

Cet homme embrasse toutes les femmes qui attirent son regard. Il les embrassent sans qu'elles ne s'en aperçoivent.

Et c'est ainsi que Christian Laborde est un vrai poète.

Bernard Morlino

11 mai 2012

 Le Blog de Bernard Morlino

 Plus court, plus chaud


Christian Laborde a réduit le format pour ses "short stories", son premier recueil de nouvelles. Entretien avec l'écrivain bigourdan.

 

C'est la première fois que vous publiez des nouvelles?

- Absolument. J'ai écrit des poèmes, des romans, des récits biographiques, un dictionnaire, mais les nouvelles, c'est tout neuf, tout nouveau pour moi.

 

Pourquoi des nouvelles?

- Parce que c'est un genre qui correspond à ma respiration. J'aime le bref, je suis un écrivain du bref, comme l'a écrit Frédéric Beigbeder. J'étais donc fait pour la nouvelle qui raconte, en peu de mots, ce qui arrive à un personnage. Et ce qui lui arrive, tout à coup, change sa vie. Il y a aussi sans doute une raison liée à l'époque. Nous avons tous des vies à fond la caisse. Nous n'avons que de courts moments où nous sommes livres. Dans ces moments-là, dans le métro, dans le train, dans l'avion, au bistro, on lit une nouvelle. Et c'est notre vie à nous qui tout à coup change, le temps d'une brève histoire.

 

Sur la couverture, il n' y a pas écrit " nouvelles" mais "stories en short"" Pourquoi?

- C'est très simple. Les Français disent "nouvelles", et les Anglais "short stories". Comme les héroïnes de mes 17 petites histoires portent chacune un short, j'ai choisi "stories en short".

 

Il s'agit donc de nouvelles plutôt érotiques...

- C'est vrai que mes héroïnes ne gardent pas leur short très longtemps, et le lecteur tombe nez à nez avec leur cour. Et le lecteur retrouve l'érotisme qui était présent dans "L'Os de Dionysos" et, à l'époque, cela avait fait un certain bruit...


 

 Parlez-nous de vos héroïnes?

- Ce sont des jeunes filles, des jeunes femmes, d'apparence fragile, dotées du plus redoutable des pouvoirs: celui de séduire. Elles peuvent être étudiantes, lycéennes, bourgeoises, et le désir qu'elles suscitent bouleverse les hommes en même temps qu'il les bouleverse elles-mêmes. Ce sont des nouvelles qui parlent de la rencontre, des mots qu'on voudrait dire et que, troublé, l'on ne parvient pas à dire. Je voulais saisir cette émotion-là, ce trouble particulier. une femme se déshabille et, comme dirait Boris Vian, le reste se met à compter pour du beurre.

 

Dans votre livre, le corps des femmes est très présent, décrit, visible. Ne peut-on pas dire que les petits seins ont la vedette dans ces nouvelles?

- On peut le dire, en effet. "Diane" c'est la revanche des poitrines menues. Au cinéma, dans les livres, dans les magazines de mode, dans la pub, il n'y en a que pour les grosses poitrines. Et les femmes qui ont des poitrines menues sont complexées et vont voir le chirurgien. Or, les petits seins ont un charme fou. Et à plusieurs reprises, dans ce livre, j'essaie d'expliquer, de cerner, avec des mots sensuels, l'origine même de ce charme.

La Nouvelle  République des Pyrénées

 Samedi 12 mai 2012


 Show en short

 

 

 par Michel Genson

 

"Le coeur, il fait son job de coeur, discret, sans jamais déranger personne, sans jamais se plaindre, arrimé au squelette par un vieux bout de chatterton". Mais voilà, le coeur de Christian Laborde, lui, se désaccorde et fait toc-toc plus vite que nature quand passe la silhouette d'une femme en short.

C'est en tout cas ce que le Palois veut nous faire croire en balançant dans sa dernière livraison une piquante rafale de short stories.

Dix-sept nouvelles donc, qui vont du tendre au torride, et qui décline allégrement les arpèges bien particuliers de la littérature érotique.

On croisera là des silhouettes furtives ou troublantes, mais toujours court vêtues. Hélène ou Mathilde, qui achète ses petits LU au supermarché. Et Irène, la volleyeuse gourmande de mousse au chocolat.

Le genre, on le sait, est diifficile. il ne supporte pas le convenu. C'est là que Laborde touche.

Entré en littérature par la porte du scandale joyeux - en 1987 son "Os de Dionysos" subissait la lame de la censure pour "blasphème, lubricité, provocation et paganisme " -, celui que Nougaro disait son "frère de race mentale" a depuis aiguisé un phrasé bien à lui, un sens singulier du mot et de la syncope. Il en joue ici avec maestria, multipliant les angles, soignant ses chutes.

Chaud, Laborde, chaud.

Michel Genson

Le Républicain Lorrain

13 mai 2012


Coup de coeur

 

 

Diane aura été le coup de coeur de Brigitte Kernel lors de son émission "Noctiluque", le 14 mai 2012

 

Diane et autres stories en short


La couverture est aguichante, le propos tout autant. En dix-sept nouvelles tournant autour des shorts des filles, CHristian Laborde dévoile tout en suggestion un érotisme latent. Et c'est sans doute le problème finalement que toutes ces promesses non tenues. Car si certaines de ces héroïnes enlèvent effectivement leurs shorts, peu le font avec l'érotisme attendu. Mis à part Rita bien sûr, qui d'un jet qui n'est pas d'encre, lâche pourtant un flot de perversité à ce petit ouvrage léger et savoureux.

Le Démocrate vernonnais

 mercredi 16 mai 2012

 

Diane

 

lechroniqueur.fr

 

Marie-Christine Maneval

Il y a le short anthracite de Florence, portés sur des collants noirs; le shorty vert de la jeune émeutière poursuivie par les flics, venue se réfugier dans son appartement; le short noir très court de Julie qui a décidé de séduire son prof de gym; le short blanc cassé à revers de Mathilde, croisée à Auchan, au rayon frais; il y a celui de l'enseignante un brin dépressive, qui découvre trop tard le désir qu'elle inspire à un de ses élèves; celui qu'enfile Lucie, celle qui a des amies, et quand elle devient Luce, celle qui a des clients; le short noir d'une volleyeuse craquant pour une mousse au chocolat; il y a Alice s'offrant à l'océan, Diane aux paupières bleues...

Elles ont des queues de cheval, elles sont gracieuses sur leurs longues jambes dorées, hâlées. Elles ont de petits seins menus à la "beauté frémissante et inquiète des poussins", parce que " les poitrines menues sont les plus troublantes, les plus émouvantes, sans doute parce qu'elles empêchent l'enfance de mourir".

Elles ont de jolies fesses, comme des toboggans, moulées dans des shorts.

Dans "l'homme qui aimait les femmes", Charles Denner était fasciné par les jambes des femmes, Chirstian Laborde exalte le corps des jeunes femmes et de leurs jolies croupes dessinées par des shorts sexy. Il nous offre dix-sept nouvelles ou short stories érotiques, voluptueuses, avec dix-sept héroïnes en short.

 

 

A l'ombre des jeunes filles en short

 

 


 par Frédéric Beigbeder

 

Christian Laborde fantasme tellement sur les nanas en short qu'il en fait 17 portraits alertes, fuselés, fins et dorés. Je ne comprends pas son fétichisme du short: je préfère les filles en minijupe ( ne serait-ce que pour des raisons pratiques) ou les filles en shot(plutôt de vodka au caramel). Pour tant je l'avoue: comme l'actrice Marie-Josée Croze, j'ai dévoré ses textes la bave aux lèvres. Laborde est un amoureux insatiable(un "perv", dit une de ses héroïnes), il me rappelle Charles Denner dans "L'homme qui aimait les femmes" quand il tape à la machine et articule ceci fiévreusement: " Elles sont des milliers, tous les jours, à marcher dans les rues. Mais qui sont toutes ces femmes? Où vont-elles?"

Connu de nos services de police pour érotomanie publique et manifeste depuis l'interdiction de "L'os de Dionysos" en 1987, Christian Laborde est un dangereux obsédé textuel, béarnais de souche, surnommé "le D'Artagnan des mots" par la revue nantaise "Chiendents". " Diane et autres stories en short" n'est pas un recueil de nouvelles mais un catalogue de femmes: des tranches de fille. Il y a Irène, Anne, Diane(celle du titre), Florence, Mathilde draguée " à Auchan, au rayon frais", Hélène, Rita, Rebecca. Surtout Rebecca, qui lui inspire une rime simple: " le paradis, ici-bas, c'est la culotte de Rebecca."(Je parie que cette fraîcheur aurait amusé Pierre de Reigner, ainsi que toutes les rimes en -a de la page 116). Les poètes ont besoin des muses, en short ou pas. Laborde fait jazzer la langue comme son ami Nougaro, sur lequel il a écrit trois livres; parfois il pousse le vice jusqu'à bousculer l'orthographe: " Je denouerai le ceinture de son peignoir"(page 21, c'est moi qui souligne). La beauté féminine le trouble tant qu'il en changerait presque le sexe des mots.

Laborde a milité contre la corrida et pour les ours des pyrénées. Cette fois, son engagement est quasi religieux. Le short gris de la demoiselle qui lit "Hantises" de Joyce Carol oates à la terrasse du Gotiko Bar peut être considéré comme une relique sacrée.  Son livre est un manifeste primesautier et libidineux, comme " Les jambes d'Emilienne ne mènent à rien" d'Alain Bonnand. Que devient Alain Bonnand? Il se cache, il a disparu. Peut-être s'est-il lassé de n'être pas reconnu à sa juste valeur. Un peu comme Christian Laborde, il est victime de l'indifférence des médiocres. Il n'y a pas qu'en Sirie que le silence peut tuer.

Fréderic Beigbeder

Le Figaro Magazine

25 mai 2012

Diane et autres stories en short: le printemps, c'est maintenant!


 par Alexandre le Dinh

Hâter la venue des beaux jours devient une nécessité. Dans cette optique, on pourra lire le recueil de nouvelles de Christian Laborde: "Diane et autres stories en short". Sentimentalo-érotico-estivales. pré-balnéaires. De quoi réunir le plaisir des bons livres et le plaisir des corps.

17 nouvelles aussi bien fichues que les culs qui s'y promènent. Ces jolies croupes sont toutes moulées dans un impeccable(et court et moulant) short. D'où le titre. Avec le jeu de mot sur "short stories". Dégustations de qualités garanties; Petites tranches de vie placées sous le signe du désir, d'un plaisir plus ou moins salace. En vrac: le short vert d'une jeune manifestante venue se réfugier à l'improviste chez le narrateur de peur d'être attrapée par les flics, le short court, si court de Julie, lolycéenne qui veut " se faire" le remplaçant de la prof de sport, le short de cette enseignante un brin dépressive qui découvre(trop tard) le désir qu'elle inspire à un de ses élèves, le short noir d'Irène reine de volley-ball et gourmande de mousse au chocolat, le short qu'enlève si vite Rebecca dès qu'un orage éclate, le short de Luce/Lucie, étudiante le jour, prostituée la nuit(un classique qui ne lasse jamais); le short bleu d'Hélène - son sourire lumineux, ses seins menus qui frétillent d'aise; le short que garde à peine Diane, Diane la plus émouvante, la plus troublante, qui lit Paul-Jean TOulet et Sagan sur les conseils de son prétendant; enfin Laetitia, venue tout droit de la Remington portative de Gainsbourg et qui se pâme de désir entre les cuisse de la très féminine Sophie, déesse des bassins et d'autres contrées humides.

Pas plus que les shorts, le style ne supporte de couche trop épaisse. Ainsi la prose de Christian Laborde est légère, vive, précise. Un pouvoir d'évocation certain pour exprimer la grâce lascive, suggérer la sensualité. Qu'on se le dise: les shorts s'enfilent, glissent, s'arrachent. La grande force de Christian Laborde: montre à quel point l'érotisme est singulier, chacun voyant midi à sa porte en ce domaine. Ces nouvelles révèlent aussi la prodigieuse fécondité de l'imagination, cet avant-poste du plaisir charnel. Volupté, perversité, ces stories en short marchent sur leurs deux guiboles.

Dominique Le Dinh

De Nécessité vertu

15 mai 2012

 

Filles en short et short stories

par Roland Jaccard

 

 

J'ai surpris ces trois jeunes Japonaises en train de parler du livre de Christian Laborde: " Diane et autres stories en short" que je leur avais prêté. Elles ont adoré la couverture. Quand je leur ai dit que certaines nouvelles me faisait penser à Raymond Carver, elles ont poussé des petits cris. Elles espèrent pouvoir le lire bientôt en français. Je les ai assurées qu'elles ne seraient pas déçues. Elles m'ont demandé si je connaissais l'auteur; "Pas vraiment", leur ai-je répondu. Mais, peut-être, si elles viennent en France cet été pourrions-nous lui rendre visite. Elles porteront de minuscules shorts fluo et je ne doute pas de l'accueil que nous réservera Christian Laborde. Je lui en souhaite un aussi chaleureux pour son livre: parler des filles comme il le fait, avec une telle grâce, n'est pas à la portée de n'importe quel scribouillard. Les shorts ne supportent pas la graisse et il n'y en a pas trace dans son style. Je l'envierai presque, si l'envie ne m'était totalement étrangère. Saul, bien entendu, lorsqu'il s'agit de jeunes Japonaises en short.

Roland Jaccard

www.rolandjaccard.com

mai 2012


Diane à la radio

 

30 mai: je réponds à quelques questions de René Germa à propos de "Diane"

 

Jazz et Diane

 8 juin: A l'occasion de la sortie du Numéro  70 de la revue L'atelier du roman consacré à Vian ( je publie dans ce N° "Variations sur Vian"),  je réponds, sur TSF Jazz,  aux questions de Pierre Bouteiller sur Boris Vian,

 

le roman, la musique, Claude Nougaro, et sur Diane.

 

Lecture


Délicieuse lecture d'extraits de "Diane" sur l'antenne de la Radio Suisse Romande

 

 

 

Ode au short des filles

par Philippe Lacoche


Avec un talent d'écriture rare, Christian Laborde vient d'écrire dix-sept nouvelles, des stories en short où les jeunes femmes sont très désirables

 

L'excellent Christian Laborde n'en loupe pas une. Nous, Français disons "nouvelles"; les Anglais, eux, disent "short stories". Lui, Christian, vient donc d'écrire des "stories en short". Celle de Diane, pour être précis. La couverture de ce livre délicieux affiche magistralement la couleur: un adorable fessier de jeune fille à peine dissimulé par le très court vêtement. Car le point commun de dix-sept nouvelles est que toutes les héroines de l'auteur sont en short.¨Il y a celui, noir, d'Irène, une craquante volleyeuse. Celui, noir également, de Florence. Celui d'Hélène, aux seins menus, est bleu. Quant à Rebecca, elle retire le sien dès que survient l'orage. Il n'y a là rien d'étonnant de la part du génial créateur de l'un des plus   romans de la littérature française: les short stories de Christian Laborde sont merveilleusement érotiques. Mais pas que. Ce sont surtout de succulentes petites étoffes de bonne littérature tissée serrée grâce à un talent rare. C'est osé parfois, notamment quand " Rita, dans un long soupir, vide sa vessie sur moi." Surprenant aussi dans "Les deux casques" quand le narrateur ne voit pas venir la fourgonnette. Plein de bon sens quand le narrateur encore, confie: " Les petits seins, il faut que je vous le dise, me coupent mes moyens. Ils m'émeuvent, me bouleversent, les petit seins." Et dans "Diane", la nouvelle éponyme, il n'y a plus que Christian Laborde pour se souvenir de ce sublime tube des Moddy Blues: "Night in White Satin". Christian Laborde possède un ton, un style. Il restitue avec précision le sens du bonheur et du plaisir qui anime, toujours, ces jeunes filles ou jeunes femmes. Selon l'éditeur: "VOila un livre très suggestif et attachant parce que s'y mêlent avec un grand charme le trouble des héros, les coups de tonnerre de la pasion sensuelle et même l'amour des bons livres." On ne peut que lui donner raison.


PH. L. samedi 28 juillet 2012

 

Délicat

 

 par Jérôme Leroy

 

 

Les Anglo-Saxons parlent de "short stories" pour désigner l'art difficile de la nouvelle. Christian Laborde, lui, préfère parler de "stories en short". Notre magicien du style, qui fait swinguer la langue depuis trois décennies comme son ami disparu Claude Nougaro,  nous donne ici  une version très personnelle de "Rachel et autres grâces" d'Emmanuel Berl, c'est-à-dire une collection de portraits de jeunes femmes de notre temps, d'eaux-fortes gracieuses et sexy. Leur seul point commun est d'avoir à un moment ou à un autre porté un short qui a affiné leur silhouette, moulé leurs sentiments, signalé une détresse, une colère, un bonheur, une révolte. Et c'est avec une égale poésie que défilent la volleyeuse, l'émeutière, la prof de français ou la lectrice de Raymond Carver dans un quotidien coloré par les mots de Laborde, qui cite Ornella Muti en exergue de ce recueil: " j'aime la peau"

Jérôme Leroy, 19 juillet 2012

 

La sensibilité au beau sexe

par Marc-Emile Baronheid

 

Christian Laborde a publié plusieurs de ses premiers livres à l'enseigne sulfureuse de Régine Deforges, tel son retentissant "Os de Dionysos", dont la déflagration allait s'entendre dans toutes les institutions religieuses et les pensionnats pour jeunes filles vertueuses de France et de Navarre. On murmurai dans les chaumières "Cachez vos rouges tabliers, enfants, voici Laborde qui passe". le diable ne se fait jamais ermite. Il est de retour, ni repenti, ni repentant.

Dans l'intervalle, il a beaucoup publié. Des romans labordiens, une biographie de Renaud, le pamphlet "Corrida, basta!", le récit de l'amitié qui le lia à Nougaro - son frère en poésie et en insoumission - ainsi que plusieurs ouvrages sur le cyclisme, en particulier le Tour de France. Le revoici avec un livre de saison, recueil de dix-sept histoires amoureuses dont les héroïnes portent chacune  le short. On a lu plus triste, en matière de dénominateur commun. La sensibilité au beau sexe c'est comme le vélo: ça ne s'oublie pas. les qualités de Laborde sont intactes. Son tranchant subversif jaillit à l'une ou l'autre occasion, mais la prose a gagné en nuance, en élégance, riche désormais de cette sérénité née de la conviction d'avoir vu juste. Christian Laborde décrit moins qu'il ne suggère; sa phrase est plus caressante, qui charrie concupiscence et voluptés avec les fulgurances du poète qu'il n'a jamais cessé d'être, depuis ses premiers recueils de la fin des années quatre-vingt. Soucieux de séduire et non d'émoustiller, il passerait presque, ô paradoxe, pour un romantique perdu dans un monde de mufles. Les histoires sont courtes, of course et menées tambour battant. Trop souvent, ce genre de récit donne le sentiment que son auteur n'avait pas le souffle nécessaire pour mener à bien un roman, surtout si la fin est définitive. Rien de tel chez l'amoureux de Rebecca, Florence, Mathilde, Hélène, Laetitia et le autres. Il les quitte dans des circonstances qui laissent la porte ouverte à différentes interprétations de la suite, selon la sensibilité de l'amateur. Comme Hitchcock, l'auteur aimerait-il-faire une petite apparition? On croit l'appercevoir dans le personnage rêveur de Syvain Nocet, cancre de qualité supérieure et futur libertin de garde. Laborde ne serait pas Laborde, sans ces métaphores crépitantes qui nous réjouissent. "On est allés chez moi: que de la douceur. Ses doigts si fins, la pointe de sa langue comme un minuscule marteau-piqueur sur ma peau, sur mon coeur, dans mon oreille."

Ici, le désir n'est pas dans le pré; il commence au rayon biscuits à Auchan et finit sur une chanson de Gainsbourg. Un verre de Laborde 2012: mieux qu'une goutte de Chanel n°5."

M-E Baronheid

12 août 2012

 

Coquin de short

 


- Belfort - Héricourt - Montbéliard -

Il y a du jeu de mots là-dessous. Dans le titre de ce recueil de nouvelles. En anglais, un recueil de nouvelles est classé " short stories". Ce qui ne veut pas dire histoires de short mais histoires courtes. Ici, ces histoires tournent autour du short. Et de celles qui les portent. De préférence court, coupé au ras des fesses. Et qui font rouler leurs postérieurs dedans, jusqu'à ce que ça déborde. Les filles en short de ces dix-sept nouvelles allègrement troussées ne font pas dans le genre farouche. Elles sont sans complexe côté sexe, ou complètement chamboulées, mais toutes franchement consentantes. Ce ne sont pas des escort-girls mais elles sortent du short dès qu'il s'agit d'être accortes. Aussitôt qu'un émoi les transporte. Elles font ça comme un sport et se font sauter comme un exercice de santé. C'est l'été, on peut rêver. Vu surtout l'angle poétique sous lequel on l'aborde.

P.M.

10 août 2012

 

 

 

Dix-sept nouvelles, parfois réduites à un flash, autant d'images sur le désir et l'amour. Laborde dresse un panorama érotique qui recense aussi bien la mise au point minutieuse d'un plan d'attaque dirigé par une lycéenne contre son prof de gym, les érections douloureuses d'un aristocrate dans le cadre très austère d'un bureau d'avocate pénaliste que les fantasmes d'un vieux vendeur de journaux qui, de son kiosque, dévore chaque matin les fesses d'une jeune rolleuse. Le langage poétique flirte avec une langue crue; une sensualité parfois torride se mêle à de vrais moments de tendresse. Le recueil n'est certes pas racoleur même si certains lecteurs pourraient être "troublés" par la vision lancinante des shorts à revers bleus ou noirs souvent trop courts.

M.-D.R.

29.06.2012

 



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