Christian Laborde

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Collège Jean Bouzet de Pontacq

le 07/04/2014

Collège Jean Bouzet de Pontacq. 28 mars 2014: rencontre avec les élèves de la classe de 3eme C, qui ont étudié, avec leur professeur de Français, Damien Lemière, "Le soleil m'a oublié".

 

Photographies: Fernand Fourcade

 

La classe

 

 

Le mot du prof

J'ai choisi "Le soleil m'a oubliéparce que c'est un roman d'un adolescent en rupture, à la recherche d'autres repères que ceux qu'il trouve autour de lui et dont la vie bascule en un éclair qui illuminera, malgré tout, le reste de sa vie. C'est un roman auquel un adolescent ne peut rester insensible. Le programme de littérature de la classe de troisième nous invite à lire des œuvres à la première personne, qu'elles soient autobiographiques ou non. Avant d'étudier plus en détail certains aspects du genre autobiographique, ce roman tombait "à pic".

La crudité, parfois, du langage et de la mise en scène pouvait être un obstacle. Avant d'étudier le roman, beaucoup d'élèves ont été surpris par cette crudité et se sont demandés comment "le prof" pouvait bien donner à lire "ça", un roman au langage inattendu. Mais, pour moi, la lecture bienveillante et la rencontre avec l'écrivain devaient permettre d'expliquer cette crudité, sa nécessité artistique. Enfin, il y avait la perspective d'une rencontre avec un auteur en chair et en os. Un auteur tellement de chair et d'os que sa présence scénique dans la modeste petite salle 12 du collège Jean-Bouzet de Pontacq a immédiatement captivé les élèves. Cette rencontre, je suis sûr qu'elle marquera de nombreux élèves : si l'on reste dans le domaine scolaire, nul doute que de nombreux problèmes de la littérature sur lesquels ils seront invités à discuter plus tard au lycée trouveront une illustration dans les réponses détaillées que l'auteur a faites ce jour-là à leurs questions sur ce roman ; si l'on s'envole ailleurs, cette rencontre aura peut-être encouragé certains d'entre eux à tenir la plume et à goûter les mots comme les goûte l'auteur.

            Avant sa venue, les élèves avaient lu d'eux-mêmes le roman, sans même que j'ai à le leur dire. Je leur ai confié le livre, dûment étiqueté aux "armes" du CDI en leur disant simplement que quelque temps plus tard, l'auteur viendrait et que l'on pourrait discuter avec lui. C'est ainsi que la grande majorité l'avait lu quand nous avons commencé à le lire plus en détail, d'abord sous la forme d'une lecture guidé et composée du chapitre 1, puis à travers des travaux de groupe sur certaines questions transversales du roman ("Le cadre spatiotemporel du roman", "Le rythme du récit", "L'amour", "Carlos Malota", "L'écriture", "Les chansons"), dont les réponses nous ont amenés à formuler des questions précises en vue de la rencontre avec lui.

            Après sa venue, je vais leur soumettre un sujet de rédaction qui poursuit l'histoire de Marcus et je vais en profiter pour faire des révisions sur les discours rapportés, en profitant du "discours direct libre" du chapitre 1. Il sera ensuite temps de revenir au "train-train" de l'année, avec l'étude de l'argumentation à travers le thème de la télévision, puis l'autobiographie et enfin la poésie de la Résistance.

 

Damien Lemière

 

 


 

 

 Le mot de la presse

 

 

 

 

Christian Laborde rencontre les 3e du collège Jean Bouzet. Pontacq

Les 25 élèves de la classe de 3e C du collège Jean Bouzet, guidés par leur professeur de français Damien Lemière, venaient d’achever la lecture du livre « Le soleil m’a oublié » (Ed. Robert Laffont 2010), écrit par Christian Laborde. Ce roman raconte la vie de Marcus, âgé de 17 ans, en rupture avec sa famille, parfois violent et commettant divers délits, mais habité par deux passions : la boxe et Roxane, l’épouse de son patron, qui l’émerveille et dont il tombe éperdument amoureux. Mais que dira le mari jaloux ? Ambiance triste, parfois sombre pour ce jeune qui n’a guère d’espoir dans l’existence ; d’où le titre « Le soleil m’a oublié ». Sa seule lumière, c’est Roxane.  La fin de l’intrigue ne sera pas dévoilée. Les collégiens ont aimé ce livre ; ils se sont retrouvés, du moins dans certaines situations, dans le personnage de Marcus, un adolescent à peine plus âgé qu’eux.

Christian Laborde est venu rencontrer les élèves qui lui ont posé une infinité de questions : roman autobiographique ou pas ? L’endroit où se déroule l’action ? Qu’est-ce qui a inspiré ce livre ? Un auteur gagne-t-il bien sa vie ? Pourquoi ce titre ? D’où vient cette envie d’écrire ? Y aura-t-il une suite ?  Va-t-on en tirer un film ? Des questions très précises sur les personnages, sur des passages du livre, l’éditeur, etc. Christian Laborde a retrouvé devant ces jeunes collégiens son âme d’enseignant et, avec sa verve de conteur, tel un musicien des mots, il les a captivés. Par sa bouche, le soleil ayant oublié le héros du livre est entré dans cette classe du collège Jean Bouzet. « L’écriture est une aventure…Mon souci, c’est le rythme…Je suis content de mes écrits quand mon oreille est satisfaite de l’effet sonore produit par les mots…L’originalité, c’est le style. Je privilégie l’émotion, etc. » Autant de phrases choc qui ont marqué les jeunes auditeurs et  les pousseront à rédiger des textes enrichis par le punch et la musicalité des phrases.

Louis Ichourbehère

 

 

 


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