Christian Laborde

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Brasil 2014

le 19/06/2014

 

 La samba bleue

 

 

 

C’est clair, la France est bleue. Elle l’est avec Françoise Sagan et ses Bleus à l’âme. Elle l’est avec le maillot bleu de la bande à Lloris. C’est un bleu profond, aux reflets sombres, presque noirs. Sur ce maillot bleu, tout est blanc : le col, le coq, l’étoile, et la griffe du sponsor. L’étoile et le coq auraient pu, comme jadis,  être dorés. Il n’en est  rien. Pas d’esbroufe, pas d’éclat. Quant au col, avec ses bords arrondis, il a tout un d’un col Claudine. Un col qui ne se relève pas, un col sage, le col des chemisiers des petites filles modèles. Il n’aurait pas convenu  à Eric Cantona, lequel  entrait toujours sur le terrain le col systématiquement relevé, les pointes dressées comme des sagaies de part et d’autre de sa royale mâchoire. L’œil noir disait : «  Je suis Cantona ».

 

 

Les Bleus sont des bleus : Raphaël Varane a 21 ans, comme  Paul Pogba. Des bleus qui pètent le feu. Tout est OK chez eux, sauf les cheveux. Les coupes sont extravagantes : un chaos capillaire. Au lieu de confier la tondeuse à des amateurs, ils auraient dû contacter un pro du look, une fashion victim toujours inspirée : Djibril Cissé. Djibril changeait de coiffure comme de maillot, et la réussite était toujours au rendez-vous. Jamais Djibril ne serait présenté avec, posée sur  un côté du crâne, une omelette à poils. Que la Fédération Française de Football envoie, illico swingo,  Djibril Cissé à Ribeirao Preto : il mettra un peu d’ordre et de style dans les cheveux des Bleus. Qu’elle envoie également, à Ribeirao Preto, l’ accordéoniste Richard Galliano. J’ai appris en effet que les Bleus – Benzema en tête -  ont emporté dans leurs bagages et leurs iPod des chansons de…Céline Dion. Céline Dion, mon Dieu! Que vont penser de nous les Brésiliens ? Que va penser de nous ce peuple  qui a inventé la samba et la joie ? Que va penser de nous ce peuple qui écoute  Chico Buarque et Gilberto Gil ? L’accordéoniste de Gilberto Gil, c’était le fantastique Dominguinhos, le maître de Galliano. Que résonne, à Ribeirao Preto, dans la cour de l’hôtel des Bleus, l’accordéon de Richard Galliano !  Il mêle en effet le Paris de Piaf et les sons de Rio.  Aussitôt Brésiliennes et Brésiliens accourront, joueront avec lui, chanteront avec lui, et danseront avec les Bleus, La Samba bleue.

C.L

 

Mis en ligne sur le site du Figaro(Figaro-Vox)  le 19 juin 2014

 

 

La casquette d'Hugo Lloris

 

 

 


Qu’est-ce que la France? C’est le grand-père d’Hugo Lloris qui  amène son petit fils voir jouer l’OGC Nice, comme le grand-père de Jean-Baptiste Poquelin  amenait le futur Molière voir les comédiens. OGC : Olympique Gymnaste Club. Pour les Niçois, le « Gym ». La queue aux guichets, la main d’Hugo dans celle de son grand-père, les gradins, la pelouse, l’entrée des joueurs, les maillots rouge et noir, le ballon entre les mains de l’arbitre, et les arrêts de Lionel Letizi. Hugo regarde, se régale, se réjouit, et c’est parti pour la vie. Nice, very nice…

La vie d’Hugo consiste à stopper des tirs, à dégager avec ses poings tendus, serrés, un ballon qui menaçait  d’entrer dans la cage. A chaque pénalty qu’il arrête, Hugo Lloris se retrouve nez à nez avec l’enfant qu’il fut. C’est ce qui arrive aussi à Wayne Rooney lorsque, le but marqué, il glisse à genoux sur l’herbe humide d’Old Trafford,  longtemps, longtemps, les mains ouvertes, sa bouille de gamin doué pour les 400 coups inondée de joie malicieuse. L’exploit sportif ouvre  en grand les portes bleues donnant sur l’enfance. Avec lui,  l’esprit de sérieux, les règlements, la rigueur, la modération qui fondent nos vies d’adultes débarrassent enfin le plancher. Nous pouvons de nouveau nous enthousiasmer, crier de joie, éclater en sanglots, pleurer tout notre saoul. Pleurer, oui. Nos avions les larmes aux yeux quand nous vîmes la glorieuse Espagne se faire corriger par les Pays-Bas de Van Persie et le Chili de Vidal et Vargas. Devant l’écran de son téléviseur, je le sais, Hugo Lloris pleurait aussi. Surtout Hugo Lloris. Quand l’Espagne jouait si mal, Lloris ne pensait en effet qu’à Iker Casillas. Il aurait voulu que ce gardien magnifique quittât le football sur un arrêt sublime. Pourquoi les dieux n’ont-ils  pas permis  à Iker Casillas d’arrêter un pénalty ?  Parce que les dieux sont souvent féroces avec ceux qui, debout devant les cages blanches,  se permettent en faisant des miracles de leur ressembler.

            Hugo Lloris. Son prénom, ses parents l’auront découvert sur la couverture d’un recueil de poèmes du grand Victor.  Son nom, avec ce double L à l’initiale,  vient tout droit de Catalogne, des rivages bleus et jaunes chers à Salvador Dali. Donc Nice, une silhouette haute comme un alexandrin, la Méditerranée  et, depuis quelques saisons, les cages de Tottenham où la brume et le crachin  jouent du tam-tam.  Quel beau shaker que ce portier!

 

 

 

 

Je choisis pour parler d’Hugo le vieux mot français « portier », un mot d’avant « goal », forme courte de « goal keeper ».  Portier, c’était le métier, au sein de l’équipe de France, de René Vignal, formé au patronage paroissial de Béziers, et recruté par le Racing Club de Paris. Vignal demeure le  portier le plus spectaculaire que le foot ait jamais connu : des sorties audacieuses, des reflexes incroyables, des envols stupéfiants. Les Anglais qui s’y connaissent en goal, l’avait surnommé « Le Français volant ». En ce temps-là, le portier portait volontiers une casquette. Et nous invitons  Hugo Lloris à se coiffer d’une casquette le jour de la finale. Qu’il évite bien sûr celle que s’empressent de mettre à l’arrivée des Grands Prix  les coureurs automobiles : elle n’a d’autre but que de  crier à la face des caméras le nom des sponsors !   Qu’Hugo Lloris choisisse la casquette de Jean Gabin entrant dans un bistrot, et se dirigeant, avec l’élégance du Titi mêlée à celle du gentleman,  vers le zinc où l’attend, coiffé de la même casquette, la clope au bec, Michel Audiard. Avec Lloris, nous sommes vivants. Comme au cinéma.

 

Christian Laborde

Mise en ligne sur le site du Figaro, le 20 juin 2014

 

 Vive le son du ballon

 

Je regarde jouer l’Allemagne, la France, Messi,  Ronaldo, Suarez, les Pays-Bas, et mon oreille est folle de joie. Ecoutez les sons qu’elle entend : « Sao Paulo, Castelao, seleçao… » Quelle belle langue ! Ça diphtongue à fond les ballons ! Seleçao, çao, çao : de la musique, de la douceur, un sourire velouté. Là-bas, ça diphtongue sans arrêt et, qui plus est,  là-bas, au cœur des terres lusophones, le N entre deux voyelles disparait, ce qui augmente l’effet musical : Lisboa c’est plus swing que Lisbonne.  Je connais deux langues qui font chuter le N entre deux voyelles et privilégient donc la musique : le portugais,   et le gascon, langue parlée par les bergers, le poète Bernard Manciet, Bernadette Soubirous et la Vierge Marie. Oui, oui, en gascon, à Pau comme  à Rio, le N intervocalique se casse la gueule: Pau de Janeiro!

            La plus belle diphtongue française, elle sort de la bouche d’Albert Camus : « Rua » ! Rua, rua, rua : tcha tcha tcha ! « Prononcé par un ami de rencontre », à Paris ou à Buenos-Aires, ce mot, ce son, cette virgule sonore, ce jingle crépitant, faisait « battre mon cœur, le plus bêtement du monde », confie Albert Camus. Rua, Kézaco ? C’est le nom du club dans lequel Abert Camus jouait goal. RUA : Racing Universitaire Algérois. Rua rua : tcha, tcha, tcha, samba, samba !  

            J’entends ces sons, ce swing, le sifflet à roulette de l’arbitre, pareil à celui des danseurs des écoles de samba qui défilent durant le carnaval. J’entends ces diphtongues gorgées de couleurs et de joie, et j’aimerais qu’elles traversent la bouche, secouent la luette des commentateurs qui, à la télévision ou à la radio, narrent les exploits de Benzema et de sa bande. Ce n’est pas toujours le cas. Souvent, par professionnalisme, par souci de vérité,  ils commentent de l’extérieur, comme à distance, s’interdisant ce qui fait le sel du commentaire sportif : le parti-pris et la mauvaise foi. La plupart abuse, me semble-t-il, du  mot : « pression ». « Rooney n’avait-il pas trop la pression »?  « On a senti, chez Evra, lors de la conférence de presse, sa volonté d’évacuer la pression ». « Il ne faudrait pas que la pression joue des tours à la défense des Bleus »…Quand je signalai à mon ami l’écrivain  Bernard Morlino, l’omniprésence dans le commentaire sportif  du mot « pression »,  l’auteur de Manchester Memories me raconta l’anecdote suivante. Un journaliste, à quelques heures du départ d’un grand prix automobile, s’approche du pilote Nelson Piquet, et lui demande s’il n’a pas trop la pression. Et Nelson Piquet de répondre : «  La pression, monsieur, je la mets dans les pneus. »

             

Vous ne voulez  donc pas du mot « pression », mais de quels mots, diable, voulez-vous ? Nous voulons dites mots chauds ! Des mots épiques ! Des phrases qui s’enroulent et se déroulent comme des boas, comme des feintes de Benzema ! Les mots chauds nous grisent autant que la pression que nous savourons, la seule pression dont le journaliste n’ait pas le droit de parler à l’antenne. A cause de monsieur Evin. Quel rabat-joie, celui-là !

 

 

            On veut des mots, et on veut des noms. Parce que nous avons de la mémoire. Il suffit de prononcer quelques noms de champions – Pelé, Garincha, Bobby Charlton, Maradona, Cruyff -  pour que le temps qui passe  s’arrête,  et s’efface devant le temps qui dure, lequel  nous permet de tenir le coup. Les noms des champions ont des vertus régénératrices. Entrez dans un bistrot de Picardie où des vieux jouent aux cartes, mêlez-vous, sur la place d’un village du Sud-ouest, à des pétanqueurs chenus qui jouent un point décisif, et lâchez devant eux le nom de Larbi Ben Barek. Vous les verrez aussitôt renoncer à la bellotte, négliger le cochonnet. Vous verrez leurs yeux briller d’un éclat incroyable. Ils parleront. Ils vous diront : «  Larbi, monsieur, on l’appelait le « magicien de la balle ronde ». Ils préciseront : « C’était écrit dans Le Miroir des champions, monsieur ! » Ils ajouteront : « Attention : tout le monde n’avait pas sa photo à la Une du Miroir des champions, monsieur ! Larbi Ben Barek : oui ! » Ils citeront Pelé : «  SI je suis le roi du football, Ben barek en est le dieu. »  La partie de boules ou de cartes, c’est important, « convivial » comme disent en leur désossé patois  les sociologues et tous les mecs en –ogue . Le souvenir de Larbi Ben Barek, c’est pas « convivial » : c’est capital.  Car Larbi, c’est ce que la vie offrira toujours de plus vivant. Pétanqueurs et manilleurs se souviennent du jeu éblouissant de Larbi, de ses matchs sous le maillot de l’équipe de Marseille, de sa sublime  élégance avec, sur les épaules, le maillot de l’équipe de France. Larbi en tête, de retour chez eux, pétanqueurs et manilleurs  passeront à table, oublieront de prendre les médicaments  pour le cœur, pour la circulation et contre le cholestérol, dont les boites sont posées bien en évidence sur la toile cirée. Ils boiront un verre de rouge supplémentaire, à la mémoire de Larbi, à leur jeunesse retrouvée.

On est au Brésil, les Bleus jouent bien. Alors, poussons les tables et dansons la samba ! Une samba dont voici le refrain : «  Enlève tes bas/Et moi mes chaussettes/Et puis dansons la/Samba des Prophètes/Celle qui rigole/Portant la parole/Définitive de la joie ! ». De qui sont les paroles ? Pas de monsieur Evin. Quel rabat-joie, celui-là !

 

Mis en ligne sur le site du Figaro, le 25 juin 2014

 

 Les bords enchantés de la verte pelouse

 


 

Couleurs, colors. Partout des teintes, des nuances, des reflets. Couleurs chaudes, couleurs crues, couleurs franches : Brasiu ! Dans les tribunes du stade Castelão à Fortaleza que les cameras  fouillent, toute une débauche de tons. Des ronds jaunes, celui des maillots et des chapeaux. Les ronds bleu ciel des sièges quand le public se lève d’un bond pour saluer un beau geste, une combinaison superbe, un but.  Egalement des points rouges, des gouttes vertes, des notes orangées : on aura vidé sur les gradins du stade Castelao des tubes de Smarties. Nos stades à nous sont hivernaux, et sombres nos manteaux. Et nos bonnets de laine n’affichent aucune fantaisie. Nous faisons, pendant ce Mundial, du côte de Salvador de Bahia et de Belo Horinzonte, le plein de lumière. A Sao Paulo, à Brasilia, nous revêtons l’habit de lumière. Mais cet habit là-bas n’est pas, comme sur nos terres cruelles, celui, ensanglanté, de la mort donnée à un taureau arraché à la paix des pâtures, mais celui de vie, très exactement de la danse. Dieu, que ce peuple danse bien !

 

 

            Je me souviens de Ronaldo, le but marqué, se dirigeant vers la ligne de touche, et démarrant, face au public, un pas de samba. Et le public, fou de joie, de se lever et de danser à son tour, avec Ronaldo Luis Nazario de Lima, dont les bras se mouvaient souplement, de part et d’autre de son maillot jaune galonné de vert, dans l’air saturé de chaleur : Brasiu ! A cet instant, un peuple existe, et ce qu’il subit, ce qu’il encaisse, tout à coup s’évanouit. Sa danse,  née de l’exploit accompli par Ronaldo, le grise. Griserie sublime qui dépose en lui des parcelles d’étoile, un peu de ce ciel bleu  de Manaus dont les briseurs de rêve prétendent qu’il est inaccessible. Griserie, oui. L’opium du peuple, assèneront les « lanceurs d’alertes », ceux qui savent et pensent, tous ces «  éveilleurs » qui ne dansent jamais. Ils voudront nous dégriser, nous désintoxiquer, nous débarrasser de nos penchants décadents, nous redresser.  Osons le dire à la face de ces garde-chiourmes : nous préférons la griserie, la décadence  aux camps de redressement. C’est notre côté Cocteau.

 

 

            La danse, oui. Chez les Brésiliens, elle est indissociable du jeu lui-même. Jouer, c’est danser. Comme Garrincha. Vinicius de Moraes, poète, auteur de centaines de chansons sublimes -  je me souviens de Samba da Bênção qui  figure sur la B.O. de Un homme et une femme de Claude Lelouch -  a consacré un sonnet à Garrincha. Son titre :  Garrincha, pure danse . Vinicius de Moraes saisit ce qui se passe au moment où un de ses équipiers, Didi,  transmet la ballon à Garrincha. Garrincha «  s’élance/plus rapide que sa propre pensée » Les dribbles se multiplient comme des pains. Et le ballon, vous demandez-vous ? Vinicius de Moraes écrit que « le ballon file/Heureux entre ces pieds ailés ». Garrincha tire. But. «  C’est pure danse »

            La danse ! Les Bleus, grisés par les cinq buts qu’ils ont marqués contre la Suisse,  ont fait, ensemble, quelques pas de danse. Ils ont, sur ce plan, quelques progrès à faire.  Il est vrai que ce « cher et vieux pays » est celui, non de la samba, mais de La danse des canards. Il faudrait enseigner la danse dans nos écoles. Les élèves auraient dictée de 9h à 10h, rédaction de 10h à 11h, et samba de 11h à midi. Ainsi nos futurs champions sauraient-ils onduler  sur les bords enchantés de la verte pelouse. On devrait également demander à l’Opéra de s’en mêler, et d’enseigner, par exemple, aux Bleus le saut de chat. Il exige une tonicité que possèdent sans aucun doute les Sakho et autre Pogba. Saut de chat : la chair s’envole. Le but marqué, exécutant les uns après les autres un saut de chat, les Bleus conquerraient le cœur des Brésiliens. Et  le saut de chat, que l’on disait l’apanage des danseurs classiques, entrerait dans les favelas : Brasiu !

            La danse, oui, le cœur qui s’empare du corps et libère la joie ! Et la joie c’est Valbuena, lors du match contre la Suisse.  Giroud, balle au pied remonte le terrain. Parallèle à lui, courant aussi vite que lui – mais comment fait-il, ce foutu lutin ? - :  Mathieu Valbuena. Passe de Giroud, but de Valbuena. A cet instant, que fait Giroud ? Il rejoint la ligne de touche, et,  face au public, se calle sur ses appuis. Les bras légèrement décollés du buste, il attend. Il attend quoi ? Il attend Valbuena. Qui arrive au galop et saute sur son dos. Et c’est «  au galop sur mon bidet, quand il trotte, quand il trotte », c'est-à-dire une joie qui vient de l’enfance.. Et c’est aussi, le chevalier sur sa monture, les tournois médiévaux, des images en couleur dans de vieux livres d’histoire : Valbuena go heaume!

 

La joie, où qu’elle soit, est partout chez elle. Et c’est, surtout,  le meilleur des carburants : rien n’arrêtera les Bleus !

 

 

Mise en ligne sur Figaro vox, le 30 juin 2014

La Minute bleue

 

 

 

Paul Pogba, Pogba Paul : dans les deux cas ça sonne, et la balle est au fond ! Quelle tête ! Quel bond au-dessus des autres ! Et cette noblesse, ce long corps de guerrier Massaï! Les Italiens – Pogba  joue à la Juventus – l’appellent Pogboum à cause de sa frappe d’artilleur. Et c’est un bel obus blanc  qui a fini sa course dans les filets du Nigeria, à la 79 eme minute, libérant les Bleus, les expédiant en Quarts de finale !  

 

D’où viens-tu Paul Pogba ? De RLS City Boys ! C’est toi qui le dis, qui l’écris sur le Tshirt que tu présentes volontiers aux cameras  italiennes lorsque tu soulèves ton maillot  après avoir marqué un  but avec la Juventus. RSL : que sont ces initiales, que veulent-elles dire ? RLS est un hommage à la ville où tu as grandi où tu as appris à jouer au foot : Roissy-en-Brie. Roissy-en-Brie rebaptisée Roissy-La-Source, parce que tes racines sont là : « Je sais d'où je viens et, quoi qu'il arrive, c'est cher à mon cœur ! » .Dans ton cœur, pour toujours, y a  la cité de La Renardière  à Roissy-en-Brie où tu marquais des buts contre les murs en ciment.  Roissy en Brie, c’est toi, Paul, et c’est aussi Pauline.  Pauline, c’est  Réage et le château de Roissy en Brie présent dans son livre sulfureux Histoire d’O.

 

 

Paul et Pauline : le  bond, le but, la littérature, la vie.

 

Mise en ligne sur le site du Figaro, le 1er juillet 2014

 

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